Par
Yoann Vallier
Publié le
20 août 2026 à 19h02
Le tragique incendie qui a touché la forêt de Fontainebleau, et particulièrement le Vaudoué (Seine-et-Marne) a rappelé douloureusement la fragilité de notre massif, et le besoin de le protéger. Elle faisait partie des précurseurs… elle fait désormais figure d’exemple. Un an après l’inauguration de son bois pédagogique des Terres Rouges, fort heureusement épargné par le feu, Le Vaudoué a accueilli la signature d’une convention de partenariat entre les Collectivités forestières d’Île-de-France et le Parc naturel régional du Gâtinais français, pour l’accompagnement du programme » Dans 1000 communes, la forêt fait école « . Un accord destiné à accompagner le développement des forêts pédagogiques sur le territoire.
Le choix du Vaudoué n’a rien d’un hasard. La commune a été l’une des pionnières de la démarche en Seine-et-Marne avec la création, en 2025, de la première forêt pédagogique du département. Depuis, les élèves de l’école du village s’approprient régulièrement ce petit bois devenu une véritable salle de classe à ciel ouvert.
C’est la plus aboutie
Mathieu Delcambre, président des Collectivités forestières d’Île-de-France
« Nous sommes en phase les uns avec les autres : préservation de la biodiversité, éducation à l’environnement, gestion durable des espaces forestiers », a souligné le maire Michel Calmy. Pour l’élu, ce projet s’inscrit dans une démarche plus large portée par la commune. « Je pense que vous avez compris que le Vaudoué tient à son aspect rural, forestier et au respect de l’environnement et de la nature ! « , a-t-il lancé avec humour.
Président des Collectivités forestières d’Île-de-France, Mathieu Delcambre n’a pas caché son enthousiasme devant le travail accompli. » La forêt pédagogique aujourd’hui la plus aboutie est au Vaudoué. Je pense que vous pouvez en être toutes et tous très fiers », a-t-il affirmé. L’élu a rappelé que le site valdéen était la première forêt pédagogique de Seine-et-Marne et qu’il constituait désormais une référence pour les autres collectivités souhaitant se lancer dans l’aventure.
La convention signée avec le Parc naturel régional doit permettre d’aller plus loin. Elle prévoit notamment la réalisation de pré-diagnostics de biodiversité sur les parcelles concernées, un partage de ressources pédagogiques, une aide à l’identification d’intervenants spécialisés et un éventuel soutien financier.
« Ce qu’on souhaiterait, c’est que dans les prochaines forêts pédagogiques, on puisse réaliser un pré-diagnostic préalable de la biodiversité », a expliqué Jean-Jacques Boussaingault, président du Parc naturel régional du Gâtinais français. Plusieurs communes du territoire, dont Recloses, Ury, Achères-la-Forêt, Boissy-aux-Cailles ou encore Tousson, ont déjà manifesté leur intérêt pour créer leur propre forêt pédagogique.
Au-delà de la signature officielle, les intervenants ont salué le rôle essentiel des enseignants, des élèves et des nombreux partenaires mobilisés autour du projet. Une exposition de photographies réalisées par les enfants de l’école était d’ailleurs présentée à cette occasion. Le petit bois du Vaudoué n’a pas fini de semer des graines.
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