Saddam Haftar, le commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne (ANL), s’est rendu à Moscou mercredi 19 août 2026, où il a rencontré Vladimir Poutine au Kremlin, puis le ministre russe de la Défense Andreï Beloussov, pour discuter coopération militaire et réaffirmer les liens avec un partenaire diplomatique important. Pour Moscou, il s’agit surtout de renforcer sa présence dans un pays doté d’une position géographique stratégique.
Publié le : 20/08/2026 – 23:51Modifié le : 20/08/2026 – 23:54
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Les pistes pour intensifier la coopération militaire entre la Libye et la Russie étaient au cœur des discussions à Moscou, à l’occasion de la visite de Saddam Haftar. Avec les dirigeants russes, le commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne (ANL) a échangé à propos de la formation des cadres, du renforcement des capacités et des programmes de préparation au combat pour l’armée libyenne. De quoi renforcer « les liens fraternels profonds entre les deux pays », d’après l’ANL.
Sur sa page Facebook, le militaire libyen a noté que ces discussions ouvrent la voie « à un partenariat stratégique entre les deux pays » d’une manière qui « sert des intérêts communs et soutient les efforts visant à maintenir la sécurité et la stabilité régionale ». Des rencontres « fructueuses », toujours selon ses mots, qui ont également permis de souligner l’importance de continuer à renforcer « la coopération libyano-russe dans divers domaines ».
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De son côté, le président Poutine a loué le rôle de l’ANL dans « le maintien de la sécurité et de la stabilité » en Libye, et son effort pour développer et renforcer les capacités des forces armées qui contrôlent l’est du pays. Moscou a par ailleurs réaffirmé son soutien aux efforts visant à « unifier les institutions libyennes, à renforcer la stabilité et à préserver l’intégrité territoriale de la Libye ».
Ces dernières années, Moscou a maintenu des relations étroites avec le pouvoir de l’Est libyen, contrôlé par le maréchal Haftar, en plus de l’apport d’un soutien politique et matériel. Par ce biais, le Kremlin a investi des bases militaires à Benghazi et dans le sud libyen. Cette présence lui permet d’accéder à la Méditerranée et au Sahel pour défendre ses intérêts stratégiques, militaires et économiques, sur le continent africain. La visite de Saddam Hafatar à Moscou, intervient à un moment critique pour le pays. Face aux pressions américaines pour unifier la Libye, les parties en lutte essaient de prendre de l’épaisseur et de renforcer les liens avec leurs alliés à l’international.
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