« On est des victimes collatérales. » Mansour*, restaurateur rue Antoine-Durafour, ne nie pas les difficultés du secteur. Rassemblements, nuisances sonores, incivilités : la rue est sous tension depuis plusieurs années. Ce qu’il conteste, c’est la réponse apportée. « Nous, on fait notre travail honnêtement. »
Depuis la mi-juillet, l’obligation de fermeture à 22 heures s’applique aussi aux restaurants, pizzerias et fast-foods de la rue. Cinq ou six restaurateurs du bas de la rue Antoine-Durafour se sont depuis réunis en collectif pour demander une révision de l’arrêté. Tracts et pétition sont désormais affichés sur leurs devantures. L’objectif de la mesure affiché par la Ville est de réduire les flux de passage et les regroupements tardifs. Une réponse que ces…