Axel Laurance avait le sourire, jeudi en fin d’après-midi, au moment de se rendre au shooting photos officiel de la Vuelta puis deux heures plus tard, à l’occasion de la présentation des équipes devant le Casino de Monaco. Le Breton s’apprête à disputer son premier Tour d’Espagne, son troisième Grand Tour après avoir participé à la Grande Boucle en 2024 et 2025. “La préparation a été très bonne. J’ai fait un stage en altitude en juillet avec l’équipe puis j’ai enchaîné avec le Tour de Pologne et la Classique d’Hambourg. C’était un beau programme. Tout s’est bien passé, j’avais de bonnes jambes sur les dernières courses”, se réjouissait-il en zone mixte, au micro de DirectVelo, après sa descente du podium de présentation.

Sur le papier, les occasions d’aller faire un gros coup sur une étape sont nombreuses pour le puncheur de la formation Netcompany-INEOS. “Il y a beaucoup d’étapes qui me correspondent. Plus on va avancer dans la course et plus le classement général sera établi. Il y aura de vraies opportunités en échappée et pas mal de choses à faire, je pense. Il faudra prendre jour par jour en essayant de sélectionner des étapes”.

La présence de Tadej Pogacar ne devrait pas empêcher, selon lui, les attaquants de se jouer plusieurs étapes. “Il a sans doute un peu moins de pression ici qu’au Tour. Il y aura peut-être plus d’échappées qui iront au bout”. Vainqueur à quatre reprises en première partie de saison, sur des étapes du Tour de la Provence, de la Semaine Coppi & Bartali – deux fois – puis au Tour du Pays Basque, Axel Laurance rêve d’accrocher une première victoire d’étape sur un Grand Tour à son palmarès. Bien qu’il aura aussi du travail à accomplir auprès des grimpeurs Oscar Onley et Carlos Rodriguez. “Il y a de quoi faire, en soit. Parfois, je pourrai aller dans les échappées et d’autres jours, je serai là pour aider le collectif sur des journées importantes pour le général. J’aurai pas mal de choses à faire. Mais il y aura bien de l’espace pour les attaques à un moment”.