Par
Anaëlle Montagne
Publié le
21 août 2026 à 17h39
Du haut de son mètre 90 et de ses 90 kilos, Mohamed A. l’assure : s’il a été pris en flagrant délit en train de vendre de la drogue ce mercredi 19 août 2026, quartier Bellefontaine à Toulouse, c’est parce qu’on l’a forcé à le faire. Deux hommes l’auraient intimidé, à la sortie du Lidl le matin même, en l’obligeant à aller remplacer l’un de leurs dealers le temps d’une heure.
Cette armoire à glace de 35 ans, intimidée par deux hommes à la sortie des courses ? Difficile à croire pour les policiers municipaux qui l’ont interpellé la main dans le sac.
Il trébuche une première fois
Ils ont été appelés par un riverain qui assistait à un étrange manège, passage Louis-Pergaud, où le deal est roi dans les coursives des immeubles.
Lorsqu’elles débarquent sur place, peu avant 10 heures du matin ce mercredi, les forces de l’ordre surprennent notre homme la main dans le slip (peut-être en train de cacher la drogue qu’il vendait ?). En voyant les policiers arriver, voilà que le trentenaire se met à courir. Il trace à toute vitesse, puis trébuche et finit par faire connaissance avec le goudron.
Ses poches étaient pleines
Les policiers municipaux parviennent donc à l’interpeller. De quoi calmer notre homme ? Que nenni ! Très vite, il repart de plus belle dans sa course… pour finir par trébucher à nouveau, entraînant dans sa chute le policier municipal qui s’était lancé à ses trousses. Le trentenaire finit même légèrement blessé au genou.
C’était sa dernière tentative de fuite : il a finalement pu être placé en garde à vue après avoir été fouillé. Il était en possession de 44 parachutes d’une poudre blanchâtre, qui s’avérera être de la cocaïne – pour un poids total de 29 grammes.
Vidéos : en ce moment sur ActuInterdit de territoire français et interdit de séjour
Devant le tribunal correctionnel de Toulouse, où il est jugé pour détention de stupéfiants ce vendredi 21 août, le trentenaire originaire d’Algérie confirme qu’il était bien en possession de drogue mais reste sur sa version d’intimidation post-courses.
Il affirme avoir une petite amie à Toulouse, ce qui pousse la procureure Marie Caumont à demander à ce qu’il ne soit pas interdit du territoire français, au regard de ses attaches ici. Elle requiert cependant sa condamnation à six mois assortis d’un sursis simple, étant donné que son casier judiciaire est totalement vide.
Mohamed A. sera finalement condamné à six mois de sursis simple conformément aux réquisitions. Il est cependant interdit de territoire français pendant trois ans et interdit de séjourner à Toulouse pendant deux ans, « car aucun élément ne peut confirmer l’existence de cette petite amie et sa domiciliation », clôt la présidente de l’audience, Gonca Murat.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.