Et tombent les feuilles – Stigmates d’un été de canicule et de sécheresse, la chute des feuilles en ce mois d’août évoque déjà l’automne à Paris. La nature capitule-t-elle dans la capitale ?
Sur des trottoirs de Paris, les feuilles mortes ne se ramassent pas encore à pelle, mais tout de même. Ce mois d’août a des petits airs d’automne. Dans la capitale et dans les grandes villes d’ailleurs, la nature capitule-t-elle face à la sécheresse, les épisodes de canicule répétés, et au bout du chemin, du réchauffement climatique ?
« Les feuilles par terre, c’est la conséquence des coups de chaleur de ces derniers mois. L’arbre se met en repos, en protection », explique, en regardant les arbres du boulevard des Batignolles, dans l’Ouest parisien, Amaury Pollet, un des responsables du pôle sylvicole de la mairie. Les trois essences présentes, micocoulier de Provence, tilleuls et ormes, « sont en très bonne santé », rassure-t-il, évoquant une « réaction naturelle » à ces « canicules et sécheresse ». « L’arbre est très résilient ».
Au sol, les feuilles mortes, témoigne toutefois de la nécessité d’anticiper plus encore et d’accélérer la diversification des essences pour conserver au maximum les bienfaits des arbres en ville face au changement climatique, estiment des experts. « Les arbres supportent relativement bien les canicules », souligne Serge Muller, professeur émérite du Muséum National d’Histoire Naturelle. Mais lorsque « la canicule se double d’une sécheresse, à ce moment-là, il n’y a plus d’eau, et l’arbre adopte une stratégie de survie ». Les arbres « transpirent de l’eau et cette transpiration abaisse la température des feuilles », complète Bastien Castagneyrol, (…)
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