De notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Volodymyr Schulgin avait tenté d’échapper au recrutement de force par l’armée ukrainienne, mais malgré sa discrétion, il a fini par être interpellé dans la rue. Dix jours plus tard, il était envoyé pour une formation dans l’est de l’Allemagne. Près de 30 000 soldats ukrainiens ont bénéficié de tels entraînements depuis le début de la guerre.

Ils ne peuvent normalement pas quitter ces centres, mais Volodymyr Schulgin, interviewé par le magazine Die Zeit, a été hospitalisé à l’extérieur et n’est jamais revenu. Ces personnes sont considérées comme des criminels par Kiev et risquent jusqu’à 12 ans de prison pour désertion. Parce qu’ils ont été envoyés par leur gouvernement en Allemagne, ils ne peuvent pas bénéficier du statut de réfugié de guerre dont bénéficient leurs compatriotes.

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Il ne leur reste plus qu’à déposer une demande d’asile comme Volodymyr Schulgin. Ces personnes doivent prouver qu’elles seraient en danger en rentrant en Ukraine où elles sont victimes de persécutions politiques. La femme de Volodymyr Schulgin a depuis rejoint son mari avec leurs deux enfants qui vont à l’école depuis cette semaine. Le demandeur d’asile souhaite du fond du cœur la victoire de son pays contre la Russie.

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