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Près de trois après la disparition de son compagnon, l’actrice américaine revient pour la première fois dans un podcast sur les années marquées par la maladie et sur le deuil, qu’elle avait commencé bien avant sa mort.
Sandra Bullock n’avait encore jamais raconté ce qui s’était réellement passé derrière les portes de leur maison. En août 2023, Bryan Randall, mannequin américain et compagnon de l’actrice depuis 2015, est mort à 57 ans après trois années de lutte contre la maladie de Charcot. Depuis, l’actrice était restée silencieuse sur cette épreuve. Dans un extrait du podcast SmartLess, dont la diffusion au grand public est prévue le lundi 24 août sur les plateformes de streaming musical, elle revient sur ces années vécues dans le secret, alors que la maladie avait progressivement bouleversé leur vie de famille.
Photo d’un bureau prise par Sandra Bullock et publiée sur son compte Instagram.
@sandrabullock
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Un secret enfoui
Lorsque Bryan Randall apprend qu’il souffre de sclérose latérale amyotrophique (SLA), il fait un choix très clair : ne pas rendre son état de santé public. Sandra Bullock décide alors de respecter sa volonté, quitte à porter une grande partie du poids de cette épreuve seule. «Je n’avais pas le droit d’en parler. C’était sa demande et j’ai essayé de la respecter», explique-t-elle dans le podcast animé par Jason Bateman, Will Arnett et Sean Hayes. Un silence particulièrement difficile à tenir puisque le diagnostic survient pendant la pandémie de Covid-19. Longtemps, seule la sœur de la comédienne, Gesine Bullock-Prado, est au courant. Sandra Bullock finit toutefois par se tourner vers quelques proches, notamment Jennifer Aniston et Amanda Anka. «Cela m’a isolée pendant tout ce processus», reconnaît-elle, évoquant le poids de ce secret et la difficulté d’accompagner son compagnon sans pouvoir partager pleinement ce qu’ils traversaient. La maladie impose alors une organisation quotidienne faite de rendez-vous, d’exercices et de tests, tandis que l’actrice tente de protéger ses enfants de cette réalité.
Un deuil prématuré
Ce que Sandra Bullock raconte surtout, c’est un deuil qui ne s’est pas déclenché le jour de la mort de Bryan Randall. Il avait commencé bien avant, au fil de la dégradation de son état de santé. Selon elle, la maladie a marqué une grande partie de leur histoire d’amour : «J’ai commencé à faire le deuil de Bryan quatre ans avant son décès», confie-t-elle, précisant que son compagnon avait été malade pendant la moitié de leur relation. Puis l’actrice formule l’une des phrases les plus fortes de son témoignage : «Mon être cher est parti bien avant son corps.» Une phrase qui traduit la disparition progressive de l’homme qu’elle aimait, avant même que la maladie ne provoque sa mort. Pour la sexagénaire, cette période a été un véritable «engrenage» dont il était difficile de sortir. La maladie ne touchait d’ailleurs pas uniquement le couple : elle s’est aussi imposée dans la vie des enfants. L’actrice explique notamment combien la situation était difficile pour sa fille Laila, qui considérait Bryan Randall comme une figure paternelle.
Une vie de famille discrète
Sandra Bullock et Bryan Randall s’étaient rencontrés en 2015, lorsque le photographe avait été engagé pour photographier le cinquième anniversaire de Louis, le fils de l’actrice. Leur relation était rapidement devenue sérieuse. Ensemble, ils ont élevé Louis et Laila, les deux enfants adoptés par l’actrice, ainsi que Skylar, la fille de Bryan Randall née d’une précédente relation. À la disparition du photographe, ses proches avaient eux aussi choisi la discrétion. Dans leur communiqué, ils expliquaient que Bryan Randall avait souhaité garder son combat contre la SLA privé et demandaient que cette volonté soit respectée.
Depuis cette période, la vedette de Gravity s’était faite beaucoup plus rare. Elle avait notamment mis sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à sa famille et prendre le temps de se reconstruire. Une source citée par People expliquait en avril dernier qu’elle avait passé du temps auprès de ses enfants avant d’envisager progressivement son retour au travail. Aujourd’hui, l’actrice accepte enfin de regarder ces années en face. Elle ne cherche pas à raconter la maladie de Bryan Randall à sa place, mais à mettre des mots sur ce qu’a représenté pour elle. Alors qu’elle s’apprête à retrouver après dix-huit ans, sa co-star Nicole Kidman dans la suite du film Les Ensorceleuses (Pratical Magic), attendu au cinéma le 9 septembre prochain, Sandra Bullock ouvre ainsi une nouvelle page de sa vie, sans pour autant effacer celle qui l’a précédée.