L’OGC Nice va débuter sa saison comme il a fini la dernière : dans une Allianz Riviera à huis clos. Dernier stigmate d’un exercice effrayant. Bon rappel, s’il le fallait, de tout ce que le Gym, 16e et sauvé en barrages, a traversé pendant son très long chemin de croix et ce qu’il ne veut surtout pas revivre.
Si la vente du club par Ineos n’a pas abouti, énormément de choses ont changé cet été, à commencer par les hommes en place. Exit Claude Puel, Florian Maurice et Jean-Pierre Rivère. Place à Olivier Pantaloni, Roger Ricort, autour du président Maurice Cohen. Un triumvirat chargé de redonner de la rigueur, de l’allant et l’envie de faire les choses ensemble à un groupe qui, de l’aveu de tous, fait ce qu’il faut au quotidien pour s’épargner de nouveaux mois d’angoisse.
Cela a donné une préparation très encourageante dans les résultats (2 succès, 2 nuls, 1 revers), dans les valeurs montrées sur le terrain mais aussi dans le rendement de jeunes joueurs amenés à prendre du galon (Mandza, Coulibaly…) Bien sûr, ce début de certitudes va être dès ce samedi soir mis à l’épreuve de la compétition et d’une équipe de Lorient que l’entraîneur niçois connaît bien pour l’avoir ramenée en L1 puis conduite à une belle 10e place la saison dernière.
Les deux formations ont le point commun d’entamer leur championnat avec des équipes encore incomplètes. Au vu du contexte de restriction financière qui lui est imposé, le Gym réalise pour le moment un mercato très cohérent (Witsel, Hein, Ngoumou sont arrivés, comme Abergel qui s’est gravement blessé).
Il restera évidemment inachevé sans l’arrivée d’une valeur sûre à la pointe de l’attaque. Muet lors de ses trois derniers matchs amicaux, le club rouge et noir a fait d’un retour d’Elye Wahi une priorité mais il devra en attendant se débrouiller sans véritable 9 puisque Diallo et Orakpo sont jusque-là apparus bien trop tendres.
Et son milieu de terrain sera aussi très rajeuni avec Everton ou Camara pour accompagner Coulibaly. Bref, il faudra faire avec les moyens du moment pour débuter l’aventure du bon pied. « Mieux on démarre, mieux on sera psychologiquement », atteste Jonathan Clauss, promu capitaine après le départ de Dante d’un groupe qui visera d’abord un maintien confortable avant de rêver à mieux.
La compo probable
