Pourtant bâti pour les grandes soirées de football, le stade Marie-Marvingt n’a encore jamais connu cela. Plus de seize ans après avoir quitté la Ligue 1 sur une défaite à Gerland contre l’Olympique lyonnais (2-0), Le Mans FC, qui recevait alors encore à Léon-Bollée, va réinvestir le gotha du ballon rond français, ce samedi 22 août 2026 à partir de 20 h 45, en accueillant le Stade brestois pour la première journée de la campagne 2026-2027.
On a hâte de commencer, admettait l’attaquant sarthois Antoine Rabillard en conférence de presse de veille de match, hier après-midi, dans l’auditorium du centre d’entraînement de la Pincenardière. On est très fiers d’avoir réussi à amener le club en Ligue 1, maintenant, on a envie d’écrire cette nouvelle page, cette nouvelle histoire du Mans FC. On a envie que ce premier match arrive très vite pour pouvoir entrer directement dans le championnat, confirmait au même pupitre, quelques instants plus tôt, son coach Patrick Videira, tout en affichant le flegme qu’il déploie habituellement dans l’exercice.
« On doit devenir une équipe de Ligue 1 »
Le technicien de 49 ans n’a pas non plus dérogé pendant la semaine aux habitudes sur lesquelles se sont construits les succès des saisons précédentes et les deux promotions consécutives, doublant les séances à quatre jours et 48 heures de la partie, même si sa formation entre résolument dans une nouvelle dimension. On doit devenir une équipe de Ligue 1 et on doit commencer à le faire dès demain (aujourd’hui), synthétisait l’ancien milieu de terrain, dont le collectif a conclu sa préparation par deux revers concédés face au Havre (L1), pour un bilan final de trois succès, deux nuls et trois défaites.
Il avait fallu quelques semaines à son équipe, l’an dernier, pour gommer une forme de naïveté en débarquant en Ligue 2. Peut-être qu’on avait un petit complexe d’infériorité, décrit Antoine Rabillard, qui devrait fouler ce soir une pelouse de Ligue 1 pour la première fois depuis son entrée en jeu contre Caen, sous le maillot de Marseille, le 20 novembre 2016. Aujourd’hui, on n’a pas le temps.
Plus de 18 000 spectateurs attendus
Dans une enceinte au cœur de laquelle sont attendus plus de 18 000 spectateurs, Le Mans FC, plus petit budget de la division (25 millions d’euros environ), va en effet déjà faire face à un potentiel adversaire direct dans sa quête d’un maintien le plus rapide possible, avant un enchaînement qui apparaît périlleux avec des déplacements à Rennes et Nice puis la réception de Lens.
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Privé pour la rencontre à venir de son capitaine, Brendan Chardonnet (mollet), et de l’un de ses hommes forts du milieu de terrain, Hugo Magnetti (ischio), Brest sort d’une intersaison douloureuse marquée par le décès de son entraîneur Éric Roy. Les Finistériens n’ont engrangé qu’un succès en présaison, contre Saint-Brieuc (N1, ex-N2, 2-1), et restent sur un revers face à Nottingham Forest (Premier League, 2-0), mais s’appuient encore sur plusieurs des éléments qui avaient disputé la Ligue des champions 2024-2025 : le puissant avant-centre Ludovic Ajorque, à la fois fer de lance offensif et plaque tournante, ou l’ailier Romain Del Castillo, notamment. C’est un match qui va être compliqué, un match où il va y avoir une équipe qui a de grandes valeurs, qui va pouvoir aussi mettre pas mal d’intensité donc on doit pouvoir répondre présent, souligne Patrick Videira. Mais l’adversité, quand c’est dur, c’est un peu notre carburant.
Le tacticien sang et or va lui devoir composer avec une arrière-garde amoindrie. Sanctionné d’un troisième carton jaune sur le terrain de Bastia lors de l’ultime journée du précédent exercice, Harold Voyer est suspendu tandis que les recrues Djibril Sidibé et Raul Torrente, arrivées dans la semaine, ne sont pas encore à 100 %. Le jeune Rayan Bamba, piston droit repositionné dans l’axe sur les derniers matches amicaux, pourrait ainsi démarrer au sein du trident défensif du 3-5-2 manceau.