• Douze pays européens ont signalé des infections au virus du Nil occidental cette année.
  • La France fait partie des pays concernés.
  • L’Europe appelle à renforcer la surveillance et la lutte contre les moustiques.

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La carte des pays concernés s’étend à la faveur de l’été. Douze pays en Europe ont signalé des cas de virus du Nil occidental (nouvelle fenêtre)cette année, a indiqué le centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) vendredi 21 août. A ce jour, 99 zones de douze pays ont déclaré au moins un cas humain acquis localement. La France figure parmi les pays touchés, avec 17 cas recensés par l’agence européenne, répartis dans huit zones géographiques.

Une présence désormais identifiée en France

Le pourtour méditerranéen est la zone la plus touchée par cette zoonose transmise principalement par des moustiques (nouvelle fenêtre). L’Italie est, de loin, le pays le plus affecté avec 311 cas. Arrivent ensuite la Grèce (157), l’Espagne (63), la Macédoine du Nord (37) et la Roumanie (28). La France a également signalé (nouvelle fenêtre)une transmission sur son territoire tandis que 21 zones ont été touchées pour la première fois depuis le début de cette saison.

Preuve de l’extension géographique de cette maladie, à la même période en 2025, seules 67 zones de neuf pays européens étaient concernées, contre 99 à travers douze pays cette année. Ces chiffres demeurent toutefois provisoires : ils correspondent aux cas humains déclarés dans le cadre de la surveillance saisonnière et peuvent être révisés au fil des signalements.

En Europe, la plupart des infections surviennent entre l’été et l’automne, avec un pic entre juillet et septembre. Selon l’OMS, il n’y a pas de vaccins ni de traitements pour ce virus qui peut provoquer des atteintes neurologiques chez l’homme. Ses symptômes ressemblent à ceux de la grippe, mais dans certains cas plus graves, il peut entraîner des comas et des méningites.

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En France, la présence du virus du Nil occidental n’est pas nouvelle. Des cas sont régulièrement détectés sur la côte méditerranéenne, où sa circulation est surveillée par Santé publique France, qui indiquait début août avoir identifié des cas autochtones dans les Pyrénées-Orientales et les Bouches-du-Rhône. Reste que l’épidémiologie du virus est « évolutive et difficilement prévisible » selon l’agence de santé publique, « car elle dépend notamment de facteurs environnementaux, climatiques, de la présence des oiseaux et de l’activité » des moustiques.

Face à l’élargissement des zones touchées, l’ECDC plaide pour une réponse coordonnée. « La propagation de la transmission du virus du Nil occidental, de même que celle d’espèces invasives de moustiques montre que l’Europe doit renforcer ses capacités de contrôle contre les moustiques », a déclaré Céline Gossner, experte de l’ECDC dans les maladies liées à l’alimentation, l’eau et les zoonoses. « Pour un contrôle efficace des moustiques, nous avons besoin d’une coopération étroite en Europe et d’une approche intégrée qui associe la surveillance des moustiques, la mobilisation des communautés, et des solutions ciblées de lutte incluant l’impact environnemental », a-t-elle ajouté. 

F.S.