
Dans un message cinglant partagé sur X, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, s’est opposé au concert de Patrick Bruel, visé par de nombreuses plaintes pour viols et agressions sexuelles. Ségolène Royal salue son initiative.
La colère monte. Depuis que le magazine Voici a annoncé que Patrick Bruel comptait bien remonter sur scène pour la tournée de célébration des 35 ans d’Alors regarde, avec 35 dates, les maires des villes où le chanteur doit se produire ne cachent pas leur réticence et leur colère. L’artiste de 67 ans avait annulé ses concerts en mai dernier, et ce jusqu’en septembre, après les nombreux témoignages et plaintes pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles. Caen, Chartres, Tours… Les politiques se sont exprimés et certains ont même demandé l’annulation des concerts.
Tout comme Michaël Delafosse, le maire de Montpellier, sur X, le vendredi 21 août, il s’est opposé à la venue du chanteur, prévue le 29 octobre prochain. Tout en reconnaissant la présomption d’innocence, l’homme de gauche veut honorer la parole des femmes dans cette affaire. Une initiative saluée par une femme politique. Toujours sur X, Ségolène Royal a partagé la déclaration du maire de Montpellier. L’ancienne ministre de l’Écologie a applaudi le message de Michaël Delafosse, en ajoutant un émoji de mains qui se tapent entre elles.
Le maire de Montpellier refuse la venue de Patrick Bruel pour un concert dans sa ville
De son côté, Michaël Delafosse ne décolère pas. Dans son message, il a tenu à dire qu’il ne voulait pas que Patrick Bruel se produise dans sa ville. « S’il appartient à la justice, dans le respect des droits de la défense, de déterminer les suites des plaintes déposées à l’encontre de Patrick Bruel, a-t-il d’abord reconnu. Les paroles des femmes qui ont déposé plainte doivent être entendues. » Le maire de Montpellier a noté que les témoignages de toutes ces femmes « relatent un comportement de prédateur sexuel, faisant de lui un véritable docteur Jekyll et mister Hyde ». Ainsi, il est simplement hors de question que le chanteur visé par des plaintes pour viols et agressions sexuelles se produise dans sa ville. « Je le dis clairement : il n’est pas le bienvenu à Montpellier », a-t-il asséné. Avant de conclure : « Nous sommes du côté des femmes qui courageusement prennent la parole. »
Article écrit avec la collaboration de 6Médias.