Clément Berthet est de retour au départ d’un Grand Tour. La dernière fois, c’était au début de l’été et ça ne s’était pas franchement très bien passé. Tombé d’emblée lors du chrono par équipes du Tour de France dans les rues de Barcelone, il avait été contraint à l’abandon après une poignée de kilomètres seulement sur la course. “C’est comme si je n’avais pas fait le Tour, bien évidemment”, concède-t-il après coup.
Très vite malgré tout, le grimpeur de la Groupama-FDJ United a pu se remobiliser et se tourner vers un autre grand objectif ; la Vuelta. “Je devais doubler dans tous les cas mais je n’arrive pas dans les mêmes conditions que celles prévues de base, c’est sûr. Je suis revanchard, avec l’envie de bien faire. Initialement, l’objectif N°1 était le Tour mais maintenant, forcément, c’est devenu la Vuelta”, synthétisait-il au micro de DirectVelo, jeudi soir, en marge de la présentation des équipes du troisième et dernier Grand Tour de la saison. “Je suis assez content de ma forme, j’ai fait une belle prépa. J’ai pu reprendre assez rapidement après ma chute au Tour, repartir en stage en altitude, à Tignes et ça s’est très bien passé”. Il était alors accompagné de tous ses futurs coéquipiers de ce Tour d’Espagne, hormis Guillaume Martin-Guyonnet, qui disputait le Tour.
« GÉNÉRALEMENT, SUR LA VUELTA, ÇA BOUGE PAS MAL »
Depuis, Clément Berthet a réalisé “une bonne rentrée” des classes au Tour de Burgos, où il a terminé 9e d’étape et 12e du classement général. “Je viens ici avec quelques ambitions”. Dont celle de se tester sur un général. “Je vais essayer. Mais normalement, ça ne m’empêchera pas de prendre de belles échappées également. Généralement, sur la Vuelta, ça bouge pas mal. L’objectif de l’équipe est aussi et même d’abord d’essayer de gagner une étape, j’essaierai”.
Si le coureur de 29 ans imagine une course plus ouverte que sur le Tour de France, il sait que cela dépendra sans doute beaucoup d’un certain Tadej Pogacar. “Il a les cartes en mains. Peut-être qu’il va essayer de faire la différence très vite pour ensuite pouvoir gérer et en garder en vue de ses objectifs de fin de saison, comme le Mondial. Ce serait bon pour nous, ça voudrait dire qu’il y aurait plus d’opportunités de jouer des étapes”.