Dans un communiqué publié ce samedi 22 août, Pierre-Olivier Costa réagit à l’article du Monde consacré au rapport de l’IGAC (L’inspection générale des affaires culturelles). Le président du Mucem conteste « l’ensemble des accusations de harcèlement sexuel et moral » portées contre lui. « À ma connaissance, aucune plainte n’a été déposée à mon encontre », rappelle-t-il.

Il conteste aussi les accusations de favoritisme dans l’attribution de marchés publics : « La commission d’attribution réunie en octobre 2023, dont il est notamment fait mention, était composée de personnalités extérieures au Mucem, reconnues dans leur domaine. »

Une fuite du rapport qu’il questionne

Il s’interroge surtout sur les conditions dans lesquelles ce rapport, présenté comme « interne et confidentiel », a pu être transmis à la presse avant même  qu’il en ait pris « pleinement connaissance ». Il demande à la ministre de la Culture que « toute la clarté nécessaire » soit faite sur sa circulation.

Pierre-Olivier Costa rappelle également qu’aucune procédure contradictoire n’a encore eu lieu. « Un rapport d’inspection administrative ne constitue ni une enquête judiciaire, ni un jugement, et encore moins l’établissement d’une culpabilité », affirme-t-il. Une enquête judiciaire étant en cours, il assure y apporter « sa pleine coopération » et invoque le respect des droits de chacun et de la présomption d’innocence.

Le président du Mucem revient enfin sur sa suspension, décidée le 1er juillet, qu’il affirme ne pas être liée aux conclusions du rapport. Il indique par ailleurs avoir déposé plainte en juin pour dénonciation calomnieuse. Concernant les critiques sur sa gestion et sa nomination, Pierre-Olivier Costa rappelle avoir été renouvelé à la tête du Mucem en novembre 2025 et met en avant les résultats obtenus depuis son arrivée. Il assure enfin rester « à l’entière disposition des autorités administratives et judiciaires ».