Lorsque Fabrice C. a pénétré dans cette maison du 7e arrondissement de Marseille le 7 août 2026, il s’est fait repérer tout de suite par les caméras de vidéosurveillance.

À distance, le propriétaire a activé l’alarme, faisant fuir l’intrus bredouille. Grâce aux images, il a été interpellé quelques minutes plus tard dans le quartier, sur un scooter sans assurance à la selle remplie d’outils de bricolage… ou de cambriolage. Bref, le scénario d’une tentative à l’amateurisme effrayant, pour un homme déjà condamné à 20 reprises pour vols et cambriolages dans sa longue carrière de délinquant.

« Je ne sais pas ce qui m’a pris dans la tête. J’étais en accident de travail, je commençais à être en difficulté financière… », a bredouillé au tribunal quelques jours plus tard le quadragénaire penaud, qui s’était quasiment fait oublier de la justice depuis 2017. « Ça fait 20 ans que vous commettez régulièrement des vols aggravés. Expliquez-nous, pourquoi vous vous retrouvez là ? », a insisté la présidente Marine Bruneu, tentant de comprendre. « La stupidité », lui a simplement répondu le locataire du box.

« Il revient à ses vieux démons »

« Il minimise son passage à l’acte », s’est agacé la procureure Tania Rizzo, qui a requis à son encontre une peine de 3 ans de prison dont 1 an assorti d’un sursis probatoire et d’une amende de 500 € pour la conduite sans assurance. En défense, Lionel Febbraro a livré une plaidoirie subtile, décrivant son client comme confronté à une forme d’addiction et victime d’une « rechute » alors qu’il avait remis sa vie sur des rails. « Il revient à ses vieux démons », a-t-il constaté, après rappelé la situation précaire de Fabrice C. depuis un accident du travail. « Allez-vous briser cette réinsertion avec une réincarcération ? »

À cette question, les juges ont répondu par la positive. Le cambrioleur maladroit a été condamné à 3 ans de prison dont 2 assortis d’un sursis probatoire, soit un an ferme avec maintien en détention.