Il suffit parfois d’un film dont on n’avait pas
forcément entendu parler pour qu’il commence soudainement à
apparaître partout dans les classements Netflix. C’est un peu ce qui se
passe avec Don’t Say Good Luck. Ce nouveau
film américain, sorti récemment sur la plateforme, s’est installé à
la 2ᵉ place
mondiale
des films anglophones les plus
regardés
. Et non, ce n’est pas encore le genre de carton
qui fait trembler les serveurs de Netflix, mais le chiffre reste
suffisamment intéressant pour que l’on se penche dessus.

Surtout que derrière ce
classement se cache une histoire assez personnelle, puisqu’elle est
inspirée de faits
réels
. Et forcément, quand on découvre ce qui a servi de
point de départ au scénario, le film prend une autre dimension.

Une
comédie musicale au lycée, un premier rôle et une réalité beaucoup
moins légère

Dans Don’t Say Good
Luck
, on suit Sophie, une lycéenne
qui décroche le rôle principal dans la comédie musicale de
son lycée
. Sur le papier, c’est plutôt le genre de
nouvelle qui donne envie de sauter partout dans sa chambre. Elle va
pouvoir monter sur scène, chanter, jouer, profiter de ses amis et
vivre tout ce qui accompagne cette période un peu particulière de
l’adolescence. Sauf que la vie a parfois un sens du timing
franchement discutable.

Au même moment, sa
mère apprend que son cancer est revenu
. Sophie se retrouve
alors à essayer de faire tenir ensemble deux réalités qui n’ont, a
priori, pas grand-chose à voir : d’un côté, les
répétitions, les relations amicales, les premiers émois et
l’excitation de jouer sur scène
; de l’autre, la
maladie de sa mère et toutes les inquiétudes qui vont
avec.

Le film joue donc sur
plusieurs registres. C’est à la fois un drame familial, un récit sur
l’adolescence
et le passage à l’âge
adulte
, mais aussi un film musical, puisque la comédie musicale du lycée
occupe une place importante dans l’histoire. On passe ainsi de
moments plutôt légers à des passages beaucoup plus émouvants, sans
que le film se résume uniquement à la maladie.

Et ce qui rend l’histoire
encore plus particulière, c’est qu’elle n’est pas sortie de nulle
part. Laura Hankin, la
scénariste, s’est inspirée de sa propre vie pour écrire le
film.
Lorsqu’elle était lycéenne, elle avait elle aussi
obtenu le premier rôle dans une comédie musicale alors que le
cancer de sa mère était revenu. Autrement dit, derrière cette
histoire de répétitions et de spectacle scolaire se trouve une
expérience personnelle bien réelle.

8,1 millions de vues et déjà dans le Top 10
de 61 pays

C’est évidemment son parcours
sur Netflix qui attire actuellement l’attention. Pour sa première
semaine complète, Don’t Say Good
Luck
a enregistré 8,1 millions de vues, soit environ
12,8 millions d’heures
regardées
. Ce résultat lui permet de décrocher la
2ᵉ place du classement
mondial des films anglophones de Netflix
.

Et ce n’est pas seulement une
histoire de classement mondial. Le film est également apparu dans
le Top 10 de 61
pays
. Parmi eux, on retrouve notamment l’Argentine, la Bolivie, le Brésil,
l’Autriche, la Belgique, la Suisse, Israël, le Liban, l’Égypte, le
Kenya, l’Australie et la Nouvelle-Zélande
. Une présence
assez large géographiquement, même si cela ne signifie évidemment
pas qu’il est n°1 partout — sinon Netflix aurait probablement déjà
sorti les confettis.

Avec 8,1 millions de vues, on est toutefois
encore loin des énormes machines Netflix qui dépassent allègrement
les 20, 30 ou 40 millions de vues dès leur première semaine. Il
faut donc garder un peu de mesure : oui, le film réalise un
démarrage intéressant, mais non, on ne peut pas encore parler d’un
phénomène mondial.

Ce qui est assez notable, en
revanche, c’est son accueil critique. Rotten Tomatoes lui attribue actuellement
95% du côté des critiques
et 82% auprès du public
. Sur Metacritic, il affiche 73/100, tandis qu’il tourne autour
de 6,8/10 sur
IMDb
. Des notes qui restent susceptibles d’évoluer puisque
le film est encore tout récent.