Rodez s’est imposé à Nantes (2-5), samed 22 août, au terme d’une deuxième période d’exception.

Didier Santini, entraîneur de Rodez

On est toujours un peu en haut, un peu bas, c’est notre défaut en ce moment. Il y a eu de très bonnes choses en deuxième mi-temps, après une première moyenne, avec un début de match de Killian (Corredor, auteur d’un doublé) et de Guirassy qui nous a fait mal. (Que leur avez-vous dit à la pause pour qu’il y ait une telle différence ?) Ça restera entre nous, mais poliment, je vais dire que j’avais des enfants qui jouaient contre des adultes et que, si on ne jouait pas notre jeu, on allait prendre une belle volée. On a beaucoup de joueurs qui ont peu joué à ce niveau-là et qui ont un peu de mal à débuter, mais dès qu’ils commencent à se lâcher, tout devient différent. En deuxième mi-temps, on a été plus agressif.

Ibrahima Baldé, triple buteur de Rodez

Michel Der Zakarian, entraîneur de Nantes

J’ai honte. Comment peut-on abandonner en deuxième mi-temps ? On s’est saccagé. (Avez-vous une explication ?) Je ne suis pas sur le terrain, je ne sais pas. Collectivement, en deuxième mi-temps, on est passé complètement à travers. Un désastre. Les joueurs doivent avoir du mental, avoir faim, avoir envie d’aller marquer des buts. L’adversaire nous a submergés. On a perdu pied. J’ai dit des choses aux joueurs qui resteront entre eux et moi. On peut faire des erreurs, mais abandonner et ne pas se battre ensemble… C’est la première des choses. Soit ils ont envie de partir et ils s’en vont, soit ils veulent rester et ils se mettent au diapason. Si je me fais renvoyer, écoutez, j’irai à la retraite. Si on n’est pas content de mon travail, qu’on me renvoie, basta. Il faut que les joueurs se bougent le cul, il faut arrêter.