Le Paris FC a-t-il les moyens de viser le haut de tableau cette saison en Ligue 1 ? Après une première saison dans l’élite ponctuée par une 11e place et un maintien facilement acquis, les pensionnaires du stade Jean-Bouin abordent ce deuxième exercice avec un effectif construit autour de jeunes espoirs. Sur le terrain, le Paris FC aura-t-il les armes pour lutter avec les équipes du haut de tableau ? Éléments de réponse.

Un mercato ambitieux

Il s’agit, pour le moment, d’un record en Ligue 1, après le Paris Saint-Germain. Le Paris FC a déjà dépensé 79 millions d’euros pour construire son effectif. Chaque ligne a été renforcée, avec le défenseur central Diego Coppola (22 ans), arrivé en provenance de Brighton pour 17,5 millions d’euros, le jeune milieu central Patrick Zabi (19 ans), recruté à Reims pour 25 millions, un record pour le club.

Devant, Pablo Pagis (23 ans) et Lassine Sinayoko (26 ans) ont respectivement quitté Lorient et Auxerre pour rejoindre la capitale. Ils ont signé pour 15 et 7,5 millions d’euros, en plus de l’ailier italien Luca Koleosho (21 ans), définitivement débarqué de Burnley contre 14 millions d’euros.

« Le groupe que nous avons à notre disposition nous convient parfaitement, se réjouit Liam Rosenior, nouvel entraîneur du club, interrogé par L’Équipe. Si on doit encore faire venir des joueurs, ce sera parce qu’ils sont vraiment très spéciaux. »

Liam Rosenior pour diriger l’équipe

Le football français a découvert Liam Rosenior sur le banc strasbourgeois entre 2024 et 2026, où mission lui était donnée de modeler le plus jeune effectif d’Europe. Après avoir fait éclore de jeunes joueurs comme Andrey Santos, Diego Moreira, Valentin Barco ou Emanuel Emegha, le technicien anglais a permis au club alsacien de retrouver la Coupe d’Europe. Après l’Alsace, l’entraîneur de 42 ans a continué son aventure à Chelsea, où l’expérience s’est arrêtée après seulement vingt-trois matches, dont dix défaites.

Depuis son arrivée sur le banc du Paris FC, Rosenior n’a pas souhaité affiché d’ambitions, mais il a profité de sa présentation pour livrer son idéologie : « Mon idée, c’est de dominer le maximum d’aspects du jeu, dans la possession, en transition offensive et défensive aussi, dans l’agressivité. Le foot est un jeu, on est là pour se faire et faire plaisir à notre communauté. » Avec un effectif relativement jeune à sa disposition à Paris, l’Anglais aura pour mission de le faire progresser. Et après son passage à Strasbourg, nul ne doute qu’il en ait les capacités.

Une vraie ligne d’attaque

La saison passée, le Paris FC a inscrit 47 buts en Ligue 1. Malgré ce total honorifique, la problématique de l’avant-centre s’est posée tout au long de l’exercice. Willem Geubells (cinq buts) et Jean-Philippe Krasso (deux buts) ont peiné, si bien qu’à l’hiver, Ciro Immobile est venu garnir les rangs parisiens. À 36 ans, la légende de la Lazio n’a pas apporté l’effet escompté, n’inscrivant que deux petits buts et délivrant trois passes décisives en douze matches. 

Geubbels parti et Immobile retraité, le Paris FC a investi sur sa ligne d’attaque. Grand artisan du maintien de l’AJ Auxerre la saison passée (douze buts, quatre passes décisives), Lassine Sinayoko a rejoint Paris cet été. Cette saison, il sera épaulé par Pablo Pagis, auteur de dix buts et quatre passes décisives avec Lorient la saison passée. De quoi palier le souci de l’avant-centre ? Réponse au fil des matches.

Les cadres partis pour rester

« L’une des forces de ce club est qu’il n’a pas besoin de vendre, a assuré Liam Rosenior, à quelques jours du début de la Ligue 1. On choisit qui arrive, qui doit partir, on est très contents de nos joueurs et de ce qu’ils montrent. » Les rumeurs de départ d’Adama Camara (29 matches la saison passée) et Ilan Kebbal, meilleur buteur du cluben 2025/2026 avec neuf réalisations (quatre passes décisives), ont vite été balayées par le technicien anglais. Le Paris FC devrait donc garder son ossature de la saison passée, à laquelle viendront se greffer de nouvelles recrues. Pas d’objectif affiché pour Liam Rosenior cette saison, si ce n’est de voir « match après match ».