Le président américain va faire un tour de circuit automobile dans sa voiture blindée prénommée «The Beast».Le président américain va faire un tour de circuit automobile dans sa voiture blindée prénommée «The Beast».AFP

Donald Trump va boucler dimanche un été de célébration des 250 ans des Etats-Unis dont il a été à la fois le metteur en scène et le premier rôle. Les festivités estivales avaient été véritablement lancées le 14 juin par un tournoi de MMA organisé à la Maison-Blanche, et coïncidant avec les 80 ans du président américain. Elles s’achèveront avec un autre sport cher au milliardaire: la course automobile.

La compétition, le «Freedom 250 Grand Prix», se déroule sur deux jours, commençant par des essais et qualifications le 22 août avant la course elle-même le 23 août. Le dirigeant républicain agitera le drapeau vert donnant le coup d’envoi et fera un tour du circuit dans sa voiture blindée, «The Beast».

L’événement est géré par les organisateurs du championnat d’IndyCar, la discipline phare du sport automobile aux Etats-Unis, souvent comparée à la F1 mais qui possède ses propres caractéristiques et dont la course la plus célèbre sont les 500 miles d’Indianapolis. Vingt-cinq bolides, avec des pointes de vitesse attendues à 185 miles par heure (plus de 295 km/h), fonceront au coeur de la capitale américaine, du jamais-vu.

«Unique»

Le circuit de 1,7 miles (2,8 km environ) aura pour toile de fond des monuments emblématiques tels que l’obélisque du Washington Monument ou la coupole immaculée du Capitole, siège du Congrès. Les coureurs feront 147 tours, pour une distance totale de 250 miles (un peu plus de 400 kilomètres). Cela devrait leur prendre environ trois heures.

«C’est un événement unique dans une vie», dit Kim Harrison, enseignante à la retraite venue spécialement de Californie (est), qui n’a jamais assisté à une compétition d’Indycar. «Ce sera tout simplement incroyable. Le spectacle, le son, les odeurs. Ce sera merveilleux», prévoit déjà Neva Hoover, propriétaire d’un garage dans l’Ohio (centre-nord).

Depuis plusieurs jours déjà, les barrières de sécurité et les estrades sont mises en place en bordure de plusieurs artères au centre de Washington, un chantier éphémère qui s’ajoute aux nombreux travaux de rénovation ou construction engagés dans la ville par Donald Trump. Il avait signé le 30 janvier un décret permettant d’organiser l’événement, qui célèbre un «sport intrinsèquement américain», selon le texte diffusé par la Maison-Blanche.

Le président américain s’est mis au centre des événements organisés pour commémorer la signature, le 4 juillet 1776 à Philadelphie (est), de la Déclaration d’indépendance marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique. Dans une Amérique très divisée, il n’a jamais vraiment cherché à rassembler autour d’un récit patriotique unificateur.

Divisions et superlatifs

A la veille de la fête nationale, le 3 juillet, au pied de l’emblématique Mont Rushmore, Donald Trump a par exemple affirmé que l’identité américaine subissait une «nouvelle offensive» venant de «radicaux et d’extrémistes».

L’ancien promoteur immobilier a suivi ses goûts personnels, par exemple avec le tournoi de MMA organisé à la Maison-Blanche elle-même. Cherchant la démonstration de puissance plus que l’émotion ou l’idéalisme, il a multiplié les survols assourdissants d’avions de combat.

Adepte de superlatifs, Donald Trump se vante d’avoir fait tirer, le 4 juillet, «le plus grand feu d’artifice du monde» – 850’000 fusées pendant 40 minutes. Le même jour, des hommes masqués ont défilé à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d’autres arborant l’emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant «Reprenons l’Amérique!».

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Agence France-Presse

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