Seulement huitième avant son ultime
tentative en Q3, Lewis Hamilton craignait une nouvelle désillusion
à Zandvoort. Le Britannique a finalement arraché la cinquième place
devant Charles Leclerc.
Lewis Hamilton est passé par toutes les émotions lors des
qualifications du Grand Prix des Pays-Bas. Après un week-end
jusque-là compliqué au volant de sa Ferrari, le septuple champion
du monde occupait seulement la huitième position au moment
d’entamer son dernier tour rapide.
Une situation particulièrement inquiétante alors que la pluie
menaçait de s’abattre sur Zandvoort et pouvait mettre prématurément
un terme aux améliorations.
Hamilton a finalement réussi à assembler un tour suffisamment
solide pour remonter jusqu’à la cinquième place, devant son
équipier Charles Leclerc. Un résultat qui a provoqué un véritable
soulagement.
« Oui, je suis reconnaissant d’avoir réussi à le faire parce
que je crois que j’étais huitième ou quelque chose comme ça. Mon
cœur s’est serré à ce moment-là », reconnaît Hamilton.
Une Ferrari complètement transformée après les
essais
Les difficultés du Britannique sont d’autant plus surprenantes
qu’il avait commencé le week-end avec de très bonnes sensations.
Lors de l’unique séance d’essais libres, Hamilton avait terminé
quatrième et se montrait satisfait du comportement de sa SF-26.
Ferrari avait néanmoins identifié plusieurs domaines dans
lesquels la monoplace pouvait encore progresser. Quelques
modifications relativement modestes ont alors été apportées avant
les qualifications Sprint.
Mais leur impact a été beaucoup plus important que prévu.
« Nous avons commencé les essais avec une voiture qui était
excellente et constante », explique Hamilton. « Évidemment,
il y a toujours des domaines que vous pensez pouvoir
améliorer. »
« Nous avons donc effectué de petites modifications pour
essayer de corriger ces points, mais cela a complètement bouleversé
la voiture. Elle était horrible pendant les qualifications Sprint
puis pendant toute la course Sprint. »
Hamilton avait terminé septième des deux séances, sans parvenir
à véritablement menacer les pilotes devant lui.
« Je n’avais simplement aucune confiance dans l’équilibre de
la voiture. »
Hamilton a dû réapprendre sa Ferrari en quelques
tours
La réouverture du parc fermé après le Sprint a permis à Ferrari
d’intervenir plus largement sur les réglages avant les
qualifications du Grand Prix.
Les ingénieurs ont ainsi effectué plusieurs changements afin de
rapprocher la SF-26 du comportement qu’elle affichait lors des
essais libres. Hamilton s’est immédiatement senti plus à l’aise,
mais s’est retrouvé face à une autre difficulté : comprendre cette
nouvelle configuration en seulement quelques tours.
« Nous avons effectué tous ces changements avant les
qualifications. Je me suis donc retrouvé à nouveau avec une
nouvelle voiture et un nouvel équilibre, dont je suis beaucoup plus
satisfait. »
« Mais essayer de progresser avec cette voiture et
d’apprendre son comportement en seulement six tours environ
représentait un véritable défi. »
Son dernier tour lui a finalement permis de sauver la cinquième
place et de devancer Leclerc, sixième.
Hamilton pointe également le déficit moteur de
Ferrari
Malgré les progrès réalisés sur les réglages, Hamilton estime
que Ferrari doit également composer avec un autre handicap face aux
voitures placées devant elle.
Les deux Mercedes et les deux McLaren, toutes équipées du groupe
propulseur Mercedes, occuperont les quatre premières positions sur
la grille.
« Toutes les voitures équipées du moteur Mercedes sont devant
et nous savons que nous avons un petit déficit de puissance »,
souligne Hamilton.
Le Britannique se montre néanmoins plus optimiste pour les 72
tours de course. Le rythme affiché par Ferrari sur les longs
relais, notamment avec la deuxième place de Leclerc lors du Sprint,
lui laisse espérer pouvoir mettre davantage de pression sur McLaren
et Mercedes.
« Je pense que notre rythme de course devrait être meilleur
demain. Comme je l’ai dit, la voiture est désormais meilleure pour
nous. »
Depuis la cinquième position, Hamilton tentera donc de
transformer le redressement opéré par Ferrari après le Sprint en un
nouveau podium, tout en poursuivant sa lutte pour le
championnat.