Pour sa troisième année chez Equipo Finisher, la réserve de l’Equipo Kern Pharma, Hugo Tapiz est stagiaire pour la fin de saison dans le ProTeam. « Je l’ai su assez tôt dans l’année. Honnêtement, je m’en doutais un peu et je n’ai pas eu le temps de trop me poser de questions. Je suis là pour apprendre avec l’équipe Kern-Pharma », explique-t-il à DirectVelo.
LES OREILLETTES EN ESPAGNE
Son premier dossard sur son maillot vert et rouge, il l’a épinglé en France, pour la Polynormande, dimanche dernier. « Je n’ai pas suivi d’entraînement particulier. J’ai fait une coupure d’un mois et je reprends actuellement avec Kern en tant que stagiaire, donc on va voir ce que ça donne. Je ne savais pas que j’allais courir la Polynormande ».
Cette année en Espagne, le coureur de 20 ans s’est distingué par des échappées, pas toujours fructueuses mais qui lui ont fait entrevoir la victoire. « J’aime bien attaquer de loin. Sur certaines courses, j’attaque à 80 bornes à l’arrivée et je me fais reprendre à 500 mètres. J’aime bien essayer et si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, au moins j’ai tenté. Il n’y a pas de victoire au bout, mais ça prouve que les jambes sont bonnes… ». En Espagne, les coureurs sont équipés d’oreillettes dans les courses Elites. « La course est donc très structurée, on court comme chez les pros, le peloton laisse partir une échappée et la contrôle. Puis, à la fin, c’est souvent les plus forts qui se jouent la victoire ».
60 BORNES D’ÉCHAPPÉE AU TOUR DE LA BIDASSOA
Au Tour de la Bidassoa, Hugo Tapiz termine 4e du classement général. « Je n’étais pas protégé, un autre coureur (Luis Alberto Lajarin) était plus près au général. Donc, je suis parti très tôt dans la course, j’ai fait 60 bornes d’échappée seul et je me suis fait reprendre dans le dernier replat. Finalement, je suis quand même 3e de l’étape, 4e du général, et mon coéquipier gagne, donc la situation était parfaite ».
La situation de l’équipe Kern Pharma est un peu moins parfaite puisqu’elle recherche un nouveau partenaire pour continuer sa route en 2027. Mais ça ne fait pas paniquer leur stagiaire. « Je ne me pose pas trop la question, mais ils n’ont pas l’air trop inquiets. En tout cas, l’ambiance est toujours bonne, ça ne change rien », précise Hugo Tapiz qui ne sait pas encore quand il va recourir avec l’équipe pro. « Pour l’instant, je retourne en Espagne pour rouler un peu avec la réserve ».