- L’été, le paddle a toujours du succès, mais beaucoup d’usagers manquent d’équipements.
- À Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, 70 sauvetages ont été enregistrés depuis juin.
- Les équipes de TF1 ont embarqué à bord d’un zodiac de la police nationale qui multiplie les messages de prévention.
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Le 13H
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Ce loisir paraît inoffensif, mais il vous emmène vite au large. À Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, depuis le début de l’été, les paddles ont fait l’objet de 70 sauvetages en mer. Debout ou assis sur cette longue planche, pagaie à la main, le risque de collision est important. Les équipes de TF1 ont embarqué avec la brigade nautique, débordée par ce sport nautique en vogue.
À Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, 70 sauvetages ont été enregistrés depuis juin. – TF1
À bord du zodiac, les policiers repèrent au loin deux baigneurs à la peine. « Là, ils sont deux en train de s’accrocher sur le paddle et j’ai l’impression qu’ils n’arrivent pas trop à remonter », montre Chrystel Carrara, opératrice de la brigade nautique. La planche vient juste de chavirer. « On s’est retournés à cause des vagues en fait », explique l’homme de retour sur sa planche. « Vous êtes fatigués ? », leur demande d’emblée la policière. « Un peu crevés, mais ça va. C’est la première fois qu’on va aussi loin avec le paddle et là, on sent qu’il ne fallait pas aller plus loin », avoue le pagayeur.
Sauf exception, il est interdit de naviguer au-delà de 300 mètres des côtes sur un paddle, pas adapté pour la pleine mer. « C’est largement reconnaissable, vous voyez, c’est les grosses bouées jaunes, là », pointe le major David Roger.
Le gilet n’est pas obligatoire
« La problématique aujourd’hui à Marseille, c’est qu’on a beaucoup de paddles, des engins de plage, avec des primo-accédants à la mer. Ils pensent que c’est un espace de liberté, ils ne prennent pas soin de la météo, ils ne prennent pas soin du courant et se retrouvent emportés par le vent ou le courant », déplore le major David Roger, adjoint au chef d’unité de la brigade nautique.
Dans la cité phocéenne, c’est un record : 70 sauvetages ont été recensés depuis juin par tous les services de secours confondus. Il faut dire que beaucoup manquent d’équipement. « Qu’est-ce que vous avez comme matériel de sécurité ? », demande le major à deux pagayeurs. « Rien, parce que c’est juste le bord », justifie l’homme agenouillé sur sa planche. Dans cette zone, le port du gilet de sauvetage n’est pas obligatoire, mais recommandé, tout comme le fait de s’attacher à sa planche.
Un risque de collision important
La gestion des paddles s’ajoute au travail habituel de la brigade, qui multiplie les messages de prévention. « Faites attention dans cette partie-là. Regardez, il y a des chasseurs, il peut y avoir des baigneurs. Vous pouvez retrouver des gens qui font du paddle, des activités, des loisirs », lance le major de police pendant le contrôle d’un navire.
Le risque de collision entre les différents usagers de la mer est important. « Ça prend des photos mais ça ne regarde pas spécialement le danger qui arrive de part et d’autre », commente Chrystel Carrara de la brigade nautique, alors qu’une jeune femme est assise sur sa planche, téléphone à la main pendant que son amie pagaie.
Bien moins cher que la location d’un bateau, la demande de paddles explose auprès des loueurs de Marseille. Une heure de balade coûte en moyenne 13 euros. Comme la plupart de ses clients sont débutants, Lamine Kefti, gérant d’une agence de location de paddle et kayak, leur apprend à bien s’installer et à pagayer correctement avant de les laisser partir.
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Pour réduire les risques, le gérant limite la location à deux heures par client. « C’est très accessible, ce qui laisse penser qu’on peut faire n’importe quoi avec. Mais il faut justement faire attention à ça parce qu’on est quand même très vulnérable sur un petit engin flottant comme ça. Plus on s’éloigne du bord, plus le vent est fort et plus on commence à galérer, plus on se met en difficulté », explique Lamine Kefti.
La rédaction de TF1info | Reportage : Alizée CALVO, Alexandra POUPON et Quentin TRIGODET
