Toute une mythologie a été bâtie autour du Mayflower, le vaisseau parti le 6 septembre 1620 de Southampton avec 102 émigrants à son bord, dont 41 puritains anglais. Avant de débarquer sur la côte du Massachusetts, les passagers rédigèrent un covenant fixant les principes d’une communauté qui aspirait à vivre dans un monde nouveau. Aujourd’hui, le mouvement inverse se produit. De nombreux ressortissants de la bannière étoilée fuient la présidence de Donald Trump en élisant domicile dans l’ancienne puissance tutélaire. Et une proportion disproportionnée des arrivants choisit de s’installer en Ecosse.
En 2025, 10 000 citoyens originaires des Etats-Unis ont demandé la naturalisation britannique, soit plus du double de 2022 lorsque le démocrate Jo Biden occupait le Bureau ovale. La province septentrionale est l’épicentre de cette ruée. Selon une étude du consultant Goodlord, le nombre d’Américains ayant acheté un appartement ou une maison au nord du mur d’Hadrien a bondi de 63% depuis le retour de Trump au pouvoir en janvier 2025 contre 29% à Londres.