L’Arabie saoudite a signé ce lundi 24 août, lors d’une visite à Paris du prince héritier Mohammed ben Salmane, un protocole d’accord avec la France pour créer trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise, en région parisienne, dont l’un probablement sur l’univers des mangas, a annoncé l’Élysée.

Le projet d’investissement saoudien de six milliards d’euros, présenté comme « sans précédent » par Emmanuel Macron – « du jamais vu depuis Disneyland Paris« , dit-il sur X – doit aussi permettre de créer 22 000 emplois directs, selon les estimations officielles. « Il est né d’une discussion entre le président de la République » Emmanuel Macron « et le prince héritier en décembre 2024 » à Ryad, lorsqu’ils ont découvert leur « passion commune » pour les mangas « et notamment Dragon Ball Z », a ajouté une conseillère de l’Élysée.

Le chantier sera porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF) dédiée au divertissement, au sport et à la culture.

Les discussions pour faire naître un parc dédié à Dragon Ball sur le site de l’ancien parc Mirapolis, fermé il y a 35 ans, dans le Val-d’Oise, avaient filtré durant l’été, sans trouver de confirmation officielle.

Selon l’Élysée, c’est Mohammed ben Salmane qui a évoqué auprès du chef de l’État, fin 2024, la volonté de son fonds souverain de « créer des parcs d’attractions dans différents pays du monde », avant de confirmer sa volonté d’envisager une implantation en France.

Sous le pilotage de la présidence de la République, plusieurs sites potentiels sont alors identifiés et proposés aux Saoudiens, qui choisissent Cergy-Pontoise en raison « de la connectivité à la métropole parisienne » et de « la proximité » avec Disneyland Paris, a-t-on précisé. « L’objectif dans la création de ces parcs, c’est d’attirer les publics de touristes et de visiteurs qui peuvent visiter différents parcs au cours d’un séjour francilien ou français », a-t-on expliqué.

Des constructions et ouvertures successives

Les thèmes des deux autres parcs n’ont pas été précisés. Ils seront construits et ouverts successivement, le chantier devant s’étaler sur plusieurs années, sans calendrier défini à ce stade.

Interrogée sur le fait de confier à Ryad la construction de ces parcs, malgré les critiques sur son bilan en matière de droits humains, la présidence a mis en avant que la France serait la « bénéficiaire » de ce projet. « À aucun moment quand on attire un projet, on cherche à donner des leçons ailleurs », s’est-on borné à répondre.

« C’est un projet absolument majeur qui vient confirmer la place de la France en tant que première destination touristique au monde, et qui vient aussi témoigner de notre attractivité », a insisté la conseillère d’Emmanuel Macron.