C’est sans doute un symbole fort des changements qui s’opèrent depuis plusieurs mois sur la place Sainte-Anne, à Rennes. Au cœur de l’été, l’ancien restaurant Deizh Mat Burger a opéré un virage pour devenir un bar proposant la traditionnelle galette-saucisse. Une bifurcation loin d’être anodine : ce local est le premier commerce de la place acquis par David Özdemir, à la tête du groupe Birati et propriétaire de nombreuses enseignes dans le centre historique de la capitale bretonne. Le groupe de ce dernier a été placé en redressement judiciaire en mars dernier, provoquant la mise en vente de certains commerces.

À l’intérieur, ce nouveau bar affiche un nouveau visage. « On a fait pas mal de travaux », confient les salariés. À la carte, les clients retrouvent donc le mets breton, ainsi que des bières locales, le tout géré par une équipe de cinq personnes. Quant à savoir pourquoi le patron a tenu à conserver cette boutique malgré les difficultés, les employés résument simplement : « C’est son bébé, il ne voulait pas s’en séparer. »

Des fermetures après le redressement

Au sein du groupe Birati, d’autres établissements n’ont pas connu la même destinée. Au numéro 10 de la place Sainte-Anne, la pizzeria Cucina affiche déjà porte close. Si l’écriteau indiquant la Cucina reste toujours en place, un autocollant sur la vitre annonce l’ouverture prochaine d’un commerce de « street food ».

Un peu plus loin, le bistrot Le Mousse a également baissé le rideau pour laisser place à L’Écurie. Ce nouveau bar a été repris par l’ancien handballeur Maël Saulnier, associé à Maxime Samson (patron du Petit Vélo et du Bateau Ivre).

De nouvelles têtes sur la place

Dans ce jeu de chaises musicales, de nouveaux acteurs font leur entrée. À commencer par la franchise À la Broche, dont l’implantation a été officialisée début août et qui devrait ouvrir entre début et mi-octobre. Lancée à Lyon par les frères Fabrice et David Louf, cette enseigne spécialisée dans le kebab s’installe entre le Columbus Café et Ethnic Food pour capitaliser sur « le dynamisme » du centre historique.

Le Fournil de Pierre a également fermé ses portes.Le Fournil de Pierre a également fermé ses portes. (Le Télégramme/Jean-François Chesnay)

Enfin, en toute discrétion, un autre commerce emblématique du secteur a cessé son activité. Depuis plusieurs semaines, les vitres de la boulangerie Le Fournil de Pierre sont masquées par des panneaux en bois. Située à l’angle de la place Sainte-Anne et de la célèbre rue Saint-Michel, cette ancienne propriété du groupe Le Duff n’a pas encore dévoilé sa future destination commerciale.