Selon une étude récente Ipsos-Rakuten, 48 % des Français utilisent le cashback, et même 70 % chez les 16-34 ans.  - © Pixabay

Selon une étude récente Ipsos-Rakuten, 48 % des Français utilisent le cashback, et même 70 % chez les 16-34 ans. – © Pixabay

Alors que près d’un acheteur en ligne sur deux utilise un programme de cashback en France, la plupart ne l’optimisent pas.

Remise de prix qui s’inscrit dans une stratégie de fidélisation 

Le cashback, signifiant “retour d’argent” en anglais, aussi appelé « cagnottage », est une forme de remise de prix qui s’inscrit dans une stratégie de fidélisation et offre aux clients la possibilité de gagner des points de fidélité sous forme de crédits ou directement en argent. Les acheteurs peuvent ensuite les réutiliser pour effectuer de nouveaux achats sur la même plateforme.

L’enquête conjointe menée par l’institut de sondage Ipsos et la plateforme de commerce en ligne Rakuten sur le cashback en France en 2024 révèle que 48 % des Français l’utilisent déjà, un chiffre qui atteint 70 % chez les 16-34 ans

Selon cette même étude, 78 % des utilisateurs se limitent à moins de cinq plateformes et ne comparent pas les taux proposés, ce qui leur fait perdre des économies potentielles. 

Ne jamais laisser le cashback déclencher l’achat 

À l’approche de la rentrée, période de fortes dépenses (fournitures, équipement, vêtements…), Marc Mazière, cofondateur de cashbackmalin.fr et expert en consommation intelligente, rappelle qu’il est possible de récupérer jusqu’à 200 à 350 euros par an sur des achats déjà prévus en adoptant quelques bonnes pratiques.

Il conseille ainsi de : 

  • comparer les taux de cashback entre plusieurs plateformes avant chaque achat, car ils varient selon les enseignes et les périodes ; 
  • privilégier les cartes cadeaux (bons d’achat) lorsqu’elles offrent un taux de cashback supérieur au cashback classique ; 
  • cumuler plusieurs sources de cashback, en associant une plateforme de cashback, une carte cadeau et une carte bancaire proposant des remises ; 
  • ne jamais laisser le cashback déclencher l’achat : il doit servir à optimiser une dépense prévue, et non à inciter à consommer.

“C’est le piège symétrique. Le cashback est un outil d’optimisation, pas une raison d’acheter. Un taux à 10 % sur un produit dont on n’a pas besoin reste une dépense inutile même si elle « rapporte ». La règle est simple : d’abord décider de l’achat, ensuite optimiser le paiement”, insiste Marc Mazière, cofondateur de cashbackmalin.fr. 

L’expert souligne que le cashback n’est pas un moyen de gagner de l’argent, mais un levier pour récupérer une partie de ses dépenses, à condition de prendre le temps de comparer les offres avant de finaliser ses achats.