Avant de faire le déplacement sur le Tour de l’Avenir, Maxime Vezie s’était mis en tête certaines étapes. Le 3e de Paris-Camembert imaginait pouvoir tirer son épingle du jeu certains jours lors de la première partie de course. Mais il n’a pas réussi à s’y exprimer. “Au moment d’analyser le tracé, j’avais repéré quelques étapes qui auraient pu me plaire, mais finalement, ça roule très vite et les bosses étaient assez roulantes. Il n’y a pas eu d’étape qui me correspondait vraiment”, rapporte-t-il à DirectVelo.
Le pensionnaire de l’équipe de France essaie de voir du positif dans cette semaine plutôt discrète pour le moment. “C’est de l’apprentissage, c’est bon pour la suite”. Il insiste également sur la bonne ambiance au sein du groupe tricolore et la forte envie de bien faire face à une concurrence très relevée. “On sait qu’on n’est pas venus pour jouer le général donc on essaie de mettre des choses en place et de s’amuser”.
« L’EFFORT EST TELLEMENT LONG QUE C’EST JUSTE HORRIBLE »
Le Tour de l’Avenir a pris de la hauteur avec son arrivée dans les Alpes. Ce lundi, Maxime Vezie a découvert un nouvel exercice très particulier, avec un contre-la-montre en bosse de 11,4 kilomètres. “C’est traître parce qu’au début on se dit que c’est facile et qu’on est bien, mais au final l’effort est tellement long que c’est juste horrible”. L’habituel coureur du CIC Pro Cycling Academy ne s’était pas donné d’objectif précis avant ce chrono disputé entre les Carroz et le col de la Pierre Carrée, à Flaine. “Le but, c’était de le faire aussi vite que je le pouvais”. Il a terminé aux portes du Top 30, à 2’42” de Lorenzo Finn, vainqueur de l’étape et nouveau maillot jaune de cette 62e édition.
Il reste désormais deux difficiles journées sur ce Tour de l’Avenir, avec notamment l’étape-reine ce mardi entre Châtillon-sur-Cluses et le col de l’Iseran. Le Breton de 20 ans n’est pas habitué à rouler en montagne, alors il a préparé son affaire en bouffant du col cet été. “Ce ne sont pas les efforts que j’affectionne le plus. À part une course cette année (la Route d’Occitanie, NDLR), je n’en ai jamais fait en compétition. Je ne pourrai dire qu’après ces deux jours si ça me plaît”.