Ce n’est pas l’équipe la plus citée ou la plus attendue sur les routes du Tour d’Espagne. Et pourtant : la formation Tudor est arrivée en Principauté de Monaco avec de belles ambitions et l’envie de réaliser un gros coup sur une étape. Mais pas que. “Avec Marco (Brenner), on a quand même envie d’essayer de faire un bon classement général aussi, il va tenter”, explique le directeur sportif Sylvain Blanquefort auprès de DirectVelo. L’ancien Champion d’Allemagne vient de frapper fort en remportant le Tour de Pologne, au niveau WorldTour, au début du mois.

Marco Brenner essaiera aussi, l’un dans l’autre, d’aller chercher une étape si l’occasion se présente, comme l’ensemble de ses coéquipiers, dont Stefan Küng, longtemps sur la touche cette année en raison d’une opération du fémur après une lourde chute au Nieuwsblad mais qui est de retour à un très bon niveau, en témoigne sa victoire – lui aussi – en Pologne, sur la dernière étape chronométrée. “Il a été très bon physiquement en Pologne, et il arrive sur la Vuelta avec de la fraîcheur”.

« TOUS LES COUREURS ONT FAIT UNE BONNE PERF’ PHYSIQUE, C’EST ENCOURAGEANT »

Malheureusement, l’Helvète n’a pas réalisé la performance escomptée dans les rues de Monaco, samedi dernier, à l’occasion du chrono inaugural. “Il y a un peu de frustration. On a bien discuté avec lui après la course : il a le sentiment de ne pas avoir pu exploiter son plein potentiel sur ce chrono mais ça fait partie du vélo. Il reste encore beaucoup d’étapes. Les jambes allaient bien. Mais de petits détails ont fait la différence”. Stefan Küng a ainsi pris la 12e place ce week-end, derrière son coéquipier Arthur Kluckers, très bon 10e. “Il confirme son beau chrono, déjà, en Pologne (6e), c’est beau”, se réjouit Sylvain Blanquefort en évoquant le Luxembourgeois. “Tous les coureurs ont fait une bonne perf physique, c’est encourageant pour la suite”.

Désormais, les coureurs de la ProTeam suisse vont tenter de se porter à l’avant dès que l’occasion se présentera. Et Marco Brenner compte donc bien se tester sur la première explication en montagne autour d’Andorre-la-Vieille, ce mardi. Histoire d’en savoir déjà bien davantage sur ce qu’il pourra espérer ces trois prochaines semaines. “C’est notre première Vuelta, une course différente du Giro et du Tour. Il y a une dynamique à prendre en compte, des repères aussi. Mais il y a de quoi faire, on est prêts à se battre”.