Le yaourt grec, recommandé par des diététiciens pour ses bienfaits sur la ligne et le cœur, se distingue par sa richesse en protéines et calcium. Découvrez pourquoi il est plébiscité pour la perte de poids et la protection cardiovasculaire.
Dans un simple bol de muesli, échanger le lait contre du yaourt grec peut changer beaucoup de choses pour la ligne… et pour le cœur. Le diététicien Lon Ben-Ashe l’a récemment présenté comme un allié de la perte de poids, et la diététicienne britannique Victoria Taylor, experte pour la British Heart Foundation, confirme son intérêt, à condition de bien le choisir.
Le yaourt, qu’il soit grec ou non, apporte des protéines et du calcium et a déjà été associé à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires. « Cela est vrai même si le type de graisse contenu dans les produits laitiers est une graisse saturée », explique Victoria Taylor, qui a travaillé des années pour le NHS (National Health Service). Mais derrière l’étiquette « à la grecque » se cachent des profils nutritionnels très différents, capables d’aider la silhouette… ou au contraire de la compliquer.
Pourquoi le yaourt grec peut aider à mincir ?
Le yaourt grec est obtenu par égouttage, ce qui le rend plus épais et plus concentré en protéines que le yaourt classique. Victoria Taylor rappelle que « Ajouter 200 g de yaourt grec au muesli au lieu de 200 ml de lait peut doubler la quantité de protéines que vous obtenez, d’environ 7 g à 14 g. Cette quantité accrue de protéines peut rendre le yaourt grec plus rassasiant, ce qui est utile si vous essayez de perdre du poids. » En pratique, plus de protéines au petit-déjeuner signifie souvent moins de fringales dans la matinée et une facilité à réduire les grignotages.
Un yaourt qui protège votre coeur
En 2018, une étude publiée dans l’American Journal of Hypertension a suivi des adultes hypertendus pendant plusieurs années. Les femmes qui consommaient le plus de yaourts, au moins deux portions par semaine, présentaient un risque d’infarctus du myocarde réduit d’environ 30 % par rapport à celles qui en mangeaient moins d’un par mois. Les chercheurs ont aussi observé un risque minoré d’environ 20 % de coronaropathie ou d’accident vasculaire cérébral et un risque de revascularisation (« pontage ») inférieur de 16 % chez les plus gros consommateurs.
Les auteurs résumaient : « Nos résultats fournissent de nouvelles preuves importantes que le yaourt peut être bénéfique pour la santé du cœur seul ou comme partie intégrante d’un régime riche en fibres, fruits, légumes et grains entiers ».
Comment bien choisir son yaourt grec en rayon ?
La British Heart Foundation insiste sur un point clé : tous les yaourts grecs ne se valent pas. Les versions sucrées ou « à la grecque » épaissies à la crème affichent souvent plus de graisses saturées et de sucres que de protéines. Pour viser la perte de poids et la santé cardiaque, mieux vaut un pot portant la mention sans sucre ajouté et « 100 % lait », dont la liste d’ingrédients se limite à « lait » et « cultures vivantes ». À l’inverse, la présence de crème, d’arômes, de sirops ou d’amidons modifiés signale un produit moins intéressant, parfois très transformé.
Selon l’étude française NutriNet-Santé publiée en 2022 dans le British Medical Journal, menée sur plus de 103 000 volontaires, une consommation élevée d’édulcorants est associée à un risque accru d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et d’hypertension artérielle.