Voilà plus de deux ans que la formation Cofidis attend d’en claquer une sur un Grand Tour. La dernière fois, c’était Benjamin Thomas, sur le Tour d’Italie 2024. Alors forcément, la ProTeam nordiste en a fait un objectif à l’occasion de l’actuel Tour d’Espagne. Avec pour carte maîtresse Bryan Coquard, qui n’a pas pu s’exprimer dimanche sur l’étape de Manosque, qu’il avait cochée. Le sprinteur-puncheur devrait tout de même avoir encore bien d’autres opportunités d’ici la fin de l’épreuve, lui qui attend toujours de décrocher un premier succès en carrière sur une course de trois semaines. “J’espère que ce sera pour cette fois. J’ai tout bien fait pour arriver au top ici”, promettait-il auprès de DirectVelo jeudi dernier.
« BRYAN (COQUARD) MARCHE TRÈS FORT »
Si au sein de la ProTeam, les impressions divergent quant à l’idée de voir Emanuel Buchmann tenter de jouer un classement général, il est évident que “ce n’est pas la priorité”, dixit coureurs et staff. L’objectif, c’est de lever les bras, et le coureur qui a le plus de chances d’y parvenir est donc Bryan Coquard. Deux coureurs devaient l’accompagner tout au long des trois semaines sur les étapes les plus intéressantes pour son profil : le Breton Alexis Renard, et Alex Kirsch. Malheureusement, le Luxembourgeois, souffrant depuis ce week-end, a abandonné la course lundi lors du troisième acte. “Bryan marche très fort, il est ambitieux et s’est très bien préparé. On va être unis autour de cette envie d’aller chercher une étape avec lui”, confirme Louis Rouland.
Ce dernier fait partie des garçons qui devront tenter leur chance sur les étapes où une échappée pourrait aller au bout. “Forcément, je vais essayer dès que je le pourrai, un peu à l’image de ce que j’avais déjà fait l’année dernière”. L’ancien coureur d’Arkéa-B&B Hôtels avait pris part à trois échappées au long court l’an dernier. “Il y a des étapes de très haute montagne où les favoris vont s’expliquer, et toutes les étapes de sprint pour Bryan à 100%. Et entre les deux, sur les étapes intermédiaires, pourquoi pas”.
« ON NE MAÎTRISE PAS CES PARAMÈTRES-LÀ »
Paul Ourselin évoque “une équipe de francs-tireurs” et compte bien en être. “J’espère me retrouver dans de belles échappées pour retrouver l’adrénaline de jouer un résultat sur un Grand Tour, ou aider un autre mec de l’équipe qui pourrait être avec moi dans une grosse échappée, et plus à même de prétendre à un résultat”. Pour ce faire, les coureurs de l’équipe Cofidis espèrent – comme bien des coureurs de cette Vuelta – que Tadej Pogacar et UAE Team Emirates XRG ne comptent pas contrôler la course autant qu’ils l’ont fait en juillet sur le Tour. “Avec l’arrivée à Andorre, il y a moyen qu’il (Tadej Pogacar) fasse vite de gros écarts, tellement il est au-dessus, reprend Paul Ourselin. Et ça pourrait ensuite ouvrir la course. Mais je ne sais pas s’il sera dans le calcul. On ne maîtrise pas ces paramètres-là, on verra ce qu’ils veulent bien laisser aux échappées”.
Un sentiment partagé par Louis Rouland, qui compte comme meilleur résultat cette année deux places de 8, sur une étape du Tour d’Oman puis au Tour du Jura. “Pogacar a les clefs de la course. De notre côté, on ne peut pas le contrôler. Il faudra se concentrer sur nous, faire en sorte d’être devant les jours où ça pourrait aller potentiellement au bout. Pour le reste, on verra bien si ça doit se jouer entre les favoris où si les attaquants auront des possibilités d’aller au bout”. En espérant que ce soit le plus souvent possible.