DÉCRYPTAGE – Plusieurs responsables politiques réclament un report, après le piratage du fisc annoncé mi-août. L’administration et les spécialistes de la cybersécurité défendent, eux, un dispositif décentralisé et fortement encadré.
À quelques jours de l’entrée en vigueur de la facturation électronique, le 1er septembre, la cyberattaque qui a frappé la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) fait des vagues. Cet événement «grave», selon les mots de la directrice générale de l’administration fiscale, Amélie Verdier, a relancé les inquiétudes sur la sécurité des données des contribuables. À tel point que certains élus appellent à retarder la mise en œuvre de cette réforme, par crainte de nouvelles fuites de données.
David Lisnard, maire de Cannes et candidat à l’élection présidentielle de 2027, estime ainsi que l’État «n’est pas fiable». Il appelle donc à suspendre l’obligation généralisée de facturation électronique. L’eurodéputée Sarah Knafo a, elle aussi, appelé à «suspendre immédiatement» la réforme, tandis que le sénateur indépendantiste Vincent Louault juge que «l’État n’est pas en capacité de protéger nos données sensibles». Des inquiétudes fondées ?
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