Par
Mariane RIAUTE
Publié le
25 août 2026 à 17h45
Du jour au lendemain, ses 24 000 euros sont réapparus sur son compte. Après avoir été victime d’une arnaque ayant entraîné le débit de l’intégralité de l’argent de son compte professionnel, le gérant de la crêperie Crep’Chignon, à Cornebarrieu près de Toulouse, a finalement obtenu gain de cause. Sa banque lui a restitué la somme qui lui avait été escroquée. Un remboursement qui a été effectué dès le lundi 17 août 2026. Mais le gérant, Guillaume Villain, n’en avait pas encore connaissance lorsqu’Actu Toulouse l’a contacté : sa banque avait tenté de le joindre pour l’informer de l’opération, sans y parvenir, tandis que des difficultés d’accès à ses comptes l’empêchaient également de découvrir le remboursement de la somme.
Une arnaque bien ficelée
Ces 24 000 euros, il les avait perdus le mardi 11 août 2026, suite à une escroquerie bien ficelée partie d’un simple problème de réception d’un colis Mondial Relay. Sa banque lui avait alors expliqué qu’il y avait peu de chances qu’il récupère son argent : le virement avait été effectué instantanément et les fonds transférés directement vers un compte à l’étranger.
Ce remboursement, le restaurateur l’a finalement reçu le lundi 17 août. Mais il ne s’en est pas rendu compte le jour même. Après l’escroquerie, des erreurs de codes d’identification, l’ont empêché d’accéder à son compte, tandis qu’il a également manqué les appels de son banquier, explique-t-il.
« Ça va vachement mieux ! », lâche-t-il d’emblée à Actu Toulouse.
« Je n’y croyais pas »
Lorsqu’il voit les 24 000 euros réapparaître sur son compte professionnel, le restaurateur n’en revient pas. « J’ai été soulagé, mais je n’y croyais pas. Vous passez quand même de 17 euros aux 24 000 euros initiaux », raconte-t-il.
L’agence Banque Populaire Occitane de Toulouse Bonnefoy a donc finalement procédé au remboursement. Une décision dont Guillaume Villain ignore toujours les raisons précises. Il soupçonne toutefois que la médiatisation de son histoire a pu peser dans la balance. « J’ai fait un tapage médiatique : Télématin, TF1, France 3, radio… Je pense qu’il arrive un moment où la banque n’a pas trop envie d’avoir une mauvaise image de marque. »
« J’arrive finalement à sauver l’entreprise »
Une arnaque qui, malgré le stress et les difficultés qu’elle a engendrés, n’aura pas eu raison du crêpier. « J’arrive finalement à sauver l’entreprise, n’en déplaise à mes quelques détracteurs qui se reconnaîtront », lance-t-il.
De cette mésaventure, il tire tout de même un conseil, destiné aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers : « Il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. Il ne faut jamais avoir un seul établissement financier, mais toujours deux banques, pour ne pas se faire piller la totalité de sa trésorerie. »
Du monde à remercier
Une leçon que ses proches semblent eux aussi avoir retenu. « Ton malheur nous servira à tous. On va tous redoubler de vigilance », lui a notamment lancé l’un d’eux.
Guillaume Villain tient à remercier ceux qui l’ont accompagné dans cette épreuve : les médias qui ont relayé son témoignage, ses proches, qui l’ont notamment soutenu financièrement pour lui permettre de régler ses cotisations à l’Urssaf et à la CAF, mais aussi sa banque et ses clients, qu’il remercie de l’avoir « soutenu fort ».
Malgré cette mésaventure, le restaurateur veut désormais regarder vers l’avenir. « The show must go on », comme il le résume lui-même.
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