ENQUÊTE – Dans plusieurs régions de Russie, les sites logistiques de ces deux plateformes de vente en ligne sont bombardés. Kiev les accuse d’approvisionner l’armée de Vladimir Poutine.
D’impressionnants nuages de fumée noire s’échappant de hangars frappés par des drones ukrainiens à travers une bonne partie du pays. Ils resteront comme les images marquantes de cet été pour les Russes. Tous des sites logistiques de Wildberries, la principale plateforme de vente en ligne, un géant qui concentre près de la moitié de l’e-commerce russe, avec sept millions de commandes quotidiennes. Et le week-end dernier, c’est un autre mastodonte du e-commerce, Ozon, qui a lui aussi été visé, dans les régions de Samara, Orenbourg et Krasnodar – où trois adolescents ont été tués par des débris de drones.
Cette vague d’attaques a débuté le 18 juillet. De Krasnodar, dans le sud de la Russie, à la banlieue de Moscou ; de Saint-Pétersbourg à Iekaterinbourg, dans l’Oural – à 1 700 kilomètres de la frontière ukrainienne -, vingt-trois centres de Wildberries ont été touchés, dont trois ont été totalement réduits en cendres. Ces bombardements ont fait au moins neuf morts et une centaine de blessés…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous