Lorenzo Finn n’a pas eu vraiment le temps d’avoir peur. Dès la montée menant vers Megève, ce mardi sur la sixième étape du Tour de l’Avenir, ses adversaires ont tenté de le piéger. Parmi eux, Niels Driesen, 2e au du classement général, à 58 secondes de l’Italien, au départ de Châtillon-sur-Cluses. Mais aussi d’autres costauds comme Henrique Bravo, Ugo Fabries, Aubin Sparfel ou encore Matisse Van Kerckhove.
« NE PAS LEUR LAISSER D’AVANCE »
Les attaquants ont démarré la première des trois difficultés répertoriées, le col des Saisies, avec 35 secondes d’avance sur le peloton. Alors le maillot jaune a fait rouler son équipe avant d’accélérer lui-même en tête de peloton. « Je devais me mettre à fond pour revenir sur eux et ne pas leur laisser d’avance », a-t-il confié au micro du diffuseur.
Il a rapidement ramené ses adversaires à la raison. La suite a été bien plus calme. La fin de l’ascension des Saisies puis le Cormet de Roselend ont été montés à un tempo raisonnable, alors qu’une échappée bien moins dangereuse avait pris du champ. “Il y avait un peu plus de contrôle dans Roselend puis jusqu’à la montée finale. Dans l’Iseran, j’ai suivi (Henrique) Bravo et (Mateo) Ramirez, je n’avais pas grand chose à faire de plus”.
« FINIR LE TRAVAIL »
Des fuyards, seuls Kasper Borremans, Jan Jackowiak (Bahrain Victorious DT) et Jasper Schoofs (Soudal Quick-Step Devo Team) ont réussi à devancer les hommes forts de ce Tour de l’Avenir. “Je n’avais pas les jambes pour reprendre l’échappée mais je suis content de reprendre encore un peu de temps au général avant la dernière journée”.
Un an après sa 4e place, il lui reste une étape ce mercredi, en Italie, avec une arrivée au sommet au Lac Serru, à 2200 mètres d’altitude, à l’issue d’une interminable montée longue de 30 kilomètres, pour cette fois-ci remporter le Tour de l’Avenir. “J’espère que les jambes seront là pour finir le travail”. Et ce n’est pas au sommet du col de l’Iseran qu’il a pu prendre un coup de froid. L’attaché de presse de sa formation n’a pas souhaité qu’il prenne le temps de répondre aux rares journalistes présents sur la course. Une « obligation » que Lorenzo Finn, appelé à très vite être performant chez les professionnels, devrait être rapidement amené à honorer.