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La ville de Cazères, à 45 minutes au sud de Toulouse, pleure l’une de ses personnalités les plus reconnues. Robert Foch, figure de la commune qui a beaucoup œuvré pour son bien, entre jumelage conçu et société créée, est décédé à l’âge de 90 ans. Il laisse l’image de quelqu’un de dévoué, très cultivé et passionné par les histoires locales qu’il a pu transmettre durant des décennies.  

Le dimanche 26 juillet dernier, à Cazères, au sud de Toulouse, Robert Foch participait encore à la procession de Saint-Jacques, son bâton de pèlerin à la main. La commune commingeoise vient de perdre l’une de ses grandes figures locales. Il s’est éteint la semaine dernière à l’âge de 90 ans, laissant derrière lui le souvenir d’un homme passionné, érudit et profondément attaché à sa ville.

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Pour beaucoup de Cazériens, Robert Foch était bien plus qu’un simple historien. C’était celui que l’on pouvait écouter pendant des heures raconter une rue, une maison, une ancienne activité, une personnalité ou une anecdote.

Un véritable « passeur de mémoire »

Ses obsèques ont été célébrées en l’église Notre-Dame de l’Assomption, un lieu symbolique pour celui qui en connaissait les moindres recoins. Lors de la cérémonie, le maire Raymond Defis lui a rendu un hommage appuyé, saluant « le passeur de mémoire » qu’il a été, à travers ses actions de valorisation et de protection du patrimoine local.

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Enseignant de français et d’espagnol, il vouait un amour particulier à l’Espagne. Cette passion l’avait conduit à devenir l’un des artisans du jumelage entre Cazères et Collbató (commune située en Espagne, en Catalogne) créé en 1986. Cette amitié franco-catalane a d’ailleurs fêté son 40e anniversaire en sa présence le 24 mai dernier.

De multiples rôles au service de sa commune

Autre engagement de cœur de sa part : la société Saint-Jacques, qu’il avait créée et dont il fut longtemps une figure essentielle. Depuis des années, il œuvrait ainsi à faire vivre le patrimoine jacquaire et religieux de Cazères. Enfin, il était président d’honneur de l’association des Amis du Patrimoine de Cazères.

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Comme l’a souligné Raymond Defis, avec sa disparition, Cazères perd une voix singulière mais ses écrits continueront à faire vivre cette mémoire. Avec son épouse Anne, Robert Foch a en effet publié trois livres consacrés à l’histoire de « Cazères et ses environs ». Ces ouvrages deviennent aujourd’hui de précieux témoignages sur le passé de la ville.