DISPARITION – Il a fait les beaux jours de la télévision, de la radio et du Figaro Magazine, où il a tenu une des chroniques les plus lues et les plus appréciées du journal pendant plus de quarante ans. Philippe Bouvard est mort ce lundi 24 août, à Cannes, à 96 ans.
La mort n’a pas dû le surprendre, tant il s’est toujours intéressé à elle. « Je dédramatiserai le trépas jusqu’à ce que mort s’ensuive », avait-il prévenu. Et d’ajouter : « Mort : on y va toujours seul, accompagné jusqu’au bout par un tas de gens qui vous disent : “Ce n’est rien. On vous suit.”Mais quand on se retourne, au seuil de l’éternité, il n’y a plus personne. »
Il y a quelques années, il avait publié chez Flammarion pas moins de trois livres sur le sujet. En 2009, Je suis mort. Et alors ? Deux ans plus tard, Ma vie d’avant, ma vie d’après. Pour y revenir en 2014 avec un titre pour lequel il faut du souffle : Les morts seraient moins tristes s’ils savaient qu’ils pourront encore se tenir les côtes en regardant les vivants.
Des livres très drôles et tout à fait désespérés, marqués par l’absence de Dieu. « Dieu n’existe pas. Mais il faut faire semblant d’y croire. Cela lui fait tellement plaisir. » Pour Bouvard, Dieu n’est nulle part, et surtout…
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