Une série de cambriolages a eu lieu en août dans des casernes de pompiers autour de Lyon où ont été volés des outils pour forcer les portes ou couper la tôle, ont indiqué mercredi plusieurs sources à l’AFP.
Les deux derniers en date ont eu lieu en début de semaine dans les casernes de Civrieux et Châtillon-sur-Chalaronne dans l’Ain, selon la procureure de Bourg-en-Bresse, qui précise que les enquêtes permettront de déterminer s’ils « relèvent de vols sériels ».
Des outils de type « halligan tool », qui permettent par exemple de forcer des portes closes, ont notamment été dérobés dans ces casernes de pompiers volontaires, où les effectifs ne sont pas présents 24h/24.
Le week-end dernier en Isère, une caserne de Bourgoin-Jallieu, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Lyon, a également été cambriolée.
Dans le Rhône, quatre cambriolages se sont par ailleurs produits entre le 7 et le 18 août dans les casernes de Pusignan, Saint-Bonnet-de-Mûre, Vaugneray et Fontaine-sur-Saône, a indiqué le parquet de Lyon.
Les malfaiteurs se sont notamment emparés de pinces de désincarcération, qui permettent de couper ou d’écarter des parties d’un véhicule accidenté pour en extraire une victime, et valent plusieurs milliers d’euros.
Pour les faits commis dans le Rhône, une enquête a été ouverte pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commission d’un crime, a ajouté le parquet.
Les vols dans les casernes de pompiers sont courants en France. Mais cette répétition sur une courte période et dans une zone restreinte est « assez inhabituelle », souligne Stéphane Gouezec, contrôleur général au Service départemental-métropolitain d’incendie de secours (SDMIS) du Rhône.
« On voit bien que c’est une démarche organisée, avec la volonté de se procurer à chaque fois le même matériel », indique-t-on par ailleurs en interne chez les pompiers.
Très lourdes, les pinces de désincarcération nécessitent généralement plusieurs personnes pour être déplacées, et sont aussi très puissantes: « Avec ça, vous pouvez soulever un métro », a précisé Rémy Chabbouh, porte-parole Sud du SDMIS.
Les pompiers français ont été particulièrement mobilisés cet été, en première ligne notamment sur les incendies ravageurs survenus dans l’Hexagone. « On nous fait les poches alors qu’on est sur le terrain partout en France », a regretté Rémy Chabbouh.
La préfecture du Rhône a indiqué à l’AFP que la sécurité allait être renforcée dans quelques casernes du département, notamment grâce à des caméras de surveillance en lien avec la gendarmerie et la police.
publié le 26 août à 18h00, AFP
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