Confrontés depuis de nombreux mois à une situation décrite comme « inédite », du fait de l’absence prolongée de leur directrice titulaire pour des raisons de santé, trois Ehpad de l’Eurométropole ont été placés le 17 juillet sous la direction par intérim des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS). Une décision prise afin « d’éviter toute rupture de gouvernance et permettre » à l’Établissement public intercommunal ouest Strasbourg (Epios), qui les regroupe, de « poursuivre ses activités dans les meilleures conditions », confirme l’Agence régionale de santé du Grand Est.
Vote le 7 septembre
Selon une information de Rue 89 Strasbourg, que nous avons pu confirmer, cette délégation de direction devrait être pérennisée. Elle sera soumise au vote du conseil d’administration d’Epios le 7 septembre. Après un appui managérial assuré par un cabinet spécialisé du 21 octobre 2024 au 17 juillet 2026, puis une direction par intérim depuis, l’Ehpad public de Geispolsheim, la résidence Au fil de l’eau de Wolfisheim et celle du Parc à Lingolsheim devraient ainsi retrouver de la stabilité. « Ça nous permettra de bénéficier de l’expertise des HUS sur le recrutement du personnel, mais aussi sur le circuit des médicaments, la gestion, le suivi et l’entretien de nos bâtiments », précise Gildas Le Scouezec, le président du conseil d’administration d’Epios.
Les services des HUS soulignent de leur côté que cette gouvernance coordonnée permettrait « de développer les complémentarités entre les secteurs sanitaire et médico-social, notamment en matière de parcours de soins des personnes âgées ».