Prince Harry: vie privée, famille, pouvoir… Ce qu’il faut connaître

Le prince Harry et Meghan Markle ont officiellement retrouvé le Royaume-Uni ce mercredi 26 août, avec Archie et Lilibet Diana. Une nouvelle étape pour le couple, qui souhaite désormais partager son temps entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. Mais derrière ce retour familial se joue une question autrement plus sensible : celle de la sécurité du duc de Sussex.

Son come-back est officiel ! Ce mercredi 26 août en milieu de journée, le prince Harry, Meghan Markle et leurs enfants Archie et Lilibet Diana ont atterri à l’aéroport de Birmingham pour écrire un nouveau chapitre de leur vie de famille au Royaume-Uni. Le duc de bientôt 42 ans et sa tribu devraient s’installer, au moins jusqu’à l’automne, dans une résidence privée à l’extérieur de Londres, sans pour autant redevenir un membre actif de la monarchie. Ses enfants doivent, eux, faire leur rentrée dans une école britannique d’ici quelques jours. Un mois et demi après leurs retrouvailles avec Charles III et la reine Camilla à Highgrove pour un tea time express avec les enfants Sussex, l’annonce du retour des exilés californiens au pays a provoqué de très nombreuses réactions à travers le Royaume.

Il faut dire que ce retour inattendu bien souhaité depuis longtemps par Harry intervient après une année au cours de laquelle les relations entre le prince et Charles III se sont progressivement réchauffées. Une évolution favorable aux Sussex, après plusieurs années de tensions causées par leurs révélations, sur Netflix, dans des mémoires explosives et auprès de la presse, sur leur expérience au sein de la Firme. Au cœur des interrogations figure désormais une question très concrète : qui assurera la sécurité du duc et de sa famille en Angleterre ? Lorsque Harry a cessé d’être un membre actif de la famille royale, son accès automatique à une protection policière financée par l’État a été supprimé. Depuis, le prince a mené un long bras de fer judiciaire et administratif avec le gouvernement pour obtenir le niveau de protection qu’il estime nécessaire lors de ses séjours britanniques. Ces décisions relèvent de Ravec – le Royal and VIP Executive Committee –, qui examine les risques et détermine les mesures de protection adaptées.


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Harry, Meghan et leurs enfants de retour au Royaume-Uni : leur sécurité pourrait-elle être financée par les contribuables ?

Et cette question est redevenue particulièrement sensible depuis l’officialisation du retour des Sussex. Et d’après le journaliste Tom Sykes dans une analyse pour le Daily Beast, une campagne visant à obtenir une protection financée par l’État pour Harry serait en cours. Or, selon un récent sondage, seulement 2 % des Britanniques estiment que les contribuables devraient prendre en charge la sécurité du prince. À l’inverse, 68 % considèrent qu’Harry et Meghan devraient payer eux-mêmes leur sécurité. Ces chiffres montrent combien le sujet reste explosif outre-Manche, six ans après le « Megxit ».

Dans son décryptage, Tom Sykes estime par ailleurs que le retour des Sussex, associé à la réhabilitation de certains avantages associés à leur statut, pourrait être très mal accueilli par le peuple britannique. Et le hic, c’est qu’il est difficile de croire que Charles III n’est pas impliqué dans ce revirement de situation. Le journaliste présente même le roi comme l’artisan de la réintégration progressive de Harry dans la vie britannique. Rappelons toutefois que les décisions relatives à la protection du prince et de sa famille relèvent de Ravec et non du seul désir du souverain.

Casse-tête pour Charles III : entre son rôle de père et celui de roi, il va devoir trouver le juste équilibre !

L’enjeu demeure particulièrement délicat pour Charles III. Le roi peut naturellement souhaiter voir davantage son fils cadet et ses petits-enfants, mais s’il était prouvé qu’il avait joué un rôle prépondérant dans la décision de la Ravec, sa cote de popularité pourrait baisser en flèche. Les Britanniques ayant du mal à accepter que ce qui a toujours été présenté par la presse anglaise comme une forme d’ingratitude des Sussex soit récompensée par un tel geste de la part du monarque de 77 ans. Le Daily Beast évoque notamment le coût potentiellement élevé – estimé à 700 000 livres sterling par an, ou 820 000 euros, par la presse anglaise – d’une protection permanente, en additionnant effectifs, charges, véhicules et heures supplémentaires.

Rappelons aussi que la question de la sécurité des Sussex au Royaume-Uni n’est pas qu’un caprice du couple. La chaîne d’informations ITV rapportait en juillet dernier qu’un rapport de sécurité avait identifié plusieurs menaces terroristes visant le prince, dont cinq provenant du Royaume-Uni. Il y a un an, lors de la venue de Harry en Angleterre, l’intrusion d’une femme dangereuse dans son périmètre de sécurité avait également entraîné une réévaluation de sa protection par la Ravec. Ces derniers jours, le Premier ministre Andy Burnham a par ailleurs refusé de détailler auprès des journalistes le financement de la sécurité des Sussex, affirmant que cette question relevait d’une « affaire privée ».

Reste Charles III. Le roi pourrait-il accepter de prendre le risque d’une polémique pour assurer à son fils une protection renforcée ? Les éléments disponibles à ce jour ne permettent pas de l’affirmer. Le véritable défi pour le souverain sera peut-être de parvenir à concilier deux réalités : son rôle de père, avec le désir évident de passer plus de temps avec son fils et ses petits-enfants, et celui de roi, qui l’oblige à laisser les institutions compétentes décider des questions de sécurité.