En cette veille de la rentrée scolaire 2026, ce sont plus d’un millier d’enfants sans solution de logement qu’ont recensé la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et l’Unicef France dans leur 8e baromètre.

Au total, ce sont ainsi 1 043 enfants sans solution d’hébergement ou de logement après un appel au 115 qu’ont recensés les deux associations. Parmi eux, 282 ont moins de trois ans. “ Ces chiffres ne sont pas exhaustifs : de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre le 115 ou renoncent à appeler. Les mineurs non accompagnés sans abri ainsi que les familles en squats ou bidonvilles ne sont pas comptabilisé ”, indiquent la Fas l’Unicef.

Même incomplet, ce nombre d’enfants sans logement augmente de 13 % par rapport à 2025 et de 56 % par rapport à 2022, dernière année présidentielle. “ La promesse de mettre fin au sans-abrisme n’est pas récente. À chaque échéance électorale, elle est renouvelée sans jamais être atteinte ”, regrettent les deux organisations, estimant qu’il n’existe pourtant “ aucune fatalité au sans-abrisme des enfants. ”

Les conséquences sur les enfants sont “ dramatiques ”, alertent les porteurs du baromètre : “ dégradation de leur santé physique et mentale, isolement social, exposition à la violence, difficultés de scolarisation. ” Et aussi la mort, parfois. “ En 2025, 14 enfants de moins de 4 ans et 12 adolescents entre 15 et 18 ans sont morts de la rue ” en France, signalent les associations. Au total dans le pays, ce sont 2 355 enfants qui sont à la rue. “ Chaque année (…) le constat s’aggrave. À quand le réveil ?“ , demande Pascal Brice, président de la FAS. “ Si garantir un toit à tous les enfants n’est pas notre priorité, qu’est-ce qui l’est ? ” questionne Adeline Hazan, présidente d’Unicef France.

Dans l’immédiat, les deux organisations demandent une loi de finances rectificative pour 2026 afin de maintenir les capacités d’hébergement, la création de 10 000 places supplémentaires et des mesures pour financer la production de logements sociaux.

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