Rencontre avec Jean-Pierre Raffarin à la veille du Forum de géopolitique du Futuroscope, qui se déroulera vendredi 28 août 2026.

Culturellement et historiquement, le leadership est souvent associé à une personne providentielle en France. Est-ce la question, aujourd’hui ?

Jean-Pierre Raffarin : « En effet, le leader historique est souvent quelqu’un qui s’est révélé au travers de circonstances exceptionnelles. De Gaulle est ainsi une figure exemplaire du leadership. Chez nous, René Monory est un autre bel exemple. En étudiant les grands leaders de l’Histoire, on mesure que, au-delà de l’aptitude à maîtriser les circonstances, on peut définir le leadership comme “ l’incarnation d’une force motrice (un caractère) qui crée l’harmonie entre une vision, une action et un groupe ”. La qualité de ces trois paramètres détermine la qualité du leadership. C’est un sujet en France où ces trois paramètres sont dégradés : l’immédiat est dévorant, l’action est insuffisante et les divisions affaiblissent la nation. La difficulté est que le leadership ne se promet pas, il se démontre. J’espère que la prochaine campagne présidentielle révélera un leadership fort et humain, fondé sur un horizon d’avenir, un programme de sursaut et un soutien populaire capable de dégager une majorité, source de l’autorité….

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