La chanteuse américaine Dolly Parton, immense figure de la musique country, est décédée hier à l’âge de 80 ans. Depuis plusieurs mois, l’état de santé de la star suscitait des inquiétudes.

Dolly Parton avait notamment annulé sa résidence prévue à Las Vegas en raison de problèmes de santé, évoquant des troubles liés notamment à des calculs rénaux ainsi qu’à son système immunitaire et digestif.

Demain soir, la chaîne Arte a prévu de lui rendre hommage. A 22h35, les téléspectateurs retrouveront le documentaire « Dolly Parton : l’Amérique réconciliée ». Un programme déjà disponible sur la plateforme arte.tv.

Retraçant la flamboyante carrière de cette légende vivante de la country – vénérée par Beyoncé qui, à son tour, a repris « Jolene » –, ce documentaire montre comment Dolly Parton, icône queer, a su conjuguer extrême artificialité et vraie profondeur. Car derrière ses extravagants costumes et son maquillage outrancier, la « Mae West de Nashville », attachée à ses Appalaches natales, raconte dans ses textes son intimité et sait y insuffler la gravité d’enjeux de société.

Avec sa musique, un inébranlable optimisme qui voile sa mélancolie, et son espièglerie, « sainte Dolly » réussit à fédérer une Amérique fracturée, ralliant à sa bannière colorée Blancs et Noirs, progressistes et conservateurs.

Féministe par le parcours plus que par le discours, elle s’investit dans de justes causes, pourvoyant en bibliothèques les enfants privés de livres ou participant en 2020 au financement de la recherche sur le vaccin contre le Covid-19.

Au fil de ses apparitions télévisées explosives et en chansons, le réjouissant portrait d’un phénomène attachant qui n’a jamais rendu de comptes qu’à Dieu.