l’essentiel
Une opération de démoustication ciblée a été menée, dans la nuit du 25 au 26 août, dans un quartier de Mirande (Gers), après le signalement d’une personne atteinte d’une maladie transmise par le moustique-tigre. Une intervention préventive déclenchée par l’ARS Occitanie pour limiter tout risque de transmission.
Une opération de démoustication a été menée dans la nuit du 25 au 26 août, entre 23 heures et 6 heures, dans deux secteurs de Mirande, rue Pierre-Lamaguère et route de Berdoues. Une intervention réalisée à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie après la déclaration d’une personne atteinte de dengue, de chikungunya ou de Zika, qui aurait momentanément fréquenté le secteur.
« Les habitants du quartier concerné ont été informés par l’ARS, notamment par des documents laissés dans les boîtes aux lettres ou sur les portes », explique le maire de Mirande, Bernard Dorey. L’élu insiste : « Toute la ville n’était pas concernée. »
« Ils savent ce qu’ils font »
Ce type d’intervention répond à un protocole sanitaire précis. Après le signalement d’un cas, les autorités retracent les lieux fréquentés par la personne infectée. En présence du moustique tigre, une démoustication ciblée peut être décidée pour interrompre une éventuelle chaîne de transmission. Car un moustique peut en effet contracter le virus en piquant une personne infectée, puis le transmettre à une autre personne lors d’une piqûre ultérieure.
« Il faut faire confiance à l’ARS, ils savent ce qu’ils font », estime Bernard Dorey. Les riverains ont reçu plusieurs consignes de précaution liées à la pulvérisation de l’insecticide, notamment concernant les animaux domestiques et les aliments laissés à l’extérieur. Les fruits et légumes du jardin doivent notamment être soigneusement lavés avant consommation.
L’objectif de l’opération n’est pas d’éradiquer les moustiques, mais d’éliminer ponctuellement les moustiques tigres adultes susceptibles de transmettre le virus et d’éviter ainsi l’apparition de nouveaux cas.