DÉCRYPTAGE – Entre provocations et menaces directes contre le Royaume-Uni, la Russie tente d’intimider les Européens, lesquels ne peuvent pas compter sur le soutien infaillible de Washington.

Deux visites de hauts responsables américains, en quelques jours, résument le sort de l’Europe, prise en étau par les grandes puissances. La première, celle du patron de la CIA, John Ratcliffe, mardi à Moscou, a, selon les médias américains, porté sur la menace russe contre l’Otan. L’autre, celle du sous-secrétaire à la Guerre, Elbridge Colby, à Bruxelles jeudi, a permis aux Européens d’en savoir un peu plus sur les intentions américaines à leur endroit.

Les Européens sont inquiets. La perspective d’un « test » de la Russie semble de plus en plus proche, même si en matière d’affrontement « sous le seuil », le Kremlin est devenu expert pour manier les menaces réelles et fantasmées. « De nombreuses histoires alarmistes sont publiées en ce moment », a ironisé jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. L’expérience a montré que les démentis de Moscou n’étaient pas à prendre au pied de la lettre. Avec un soutien potentiellement réduit des États-Unis, les Européens se trouvent…

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Le Figaro

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