Les jeux de mots restent très présents sur les devantures des salons de coiffure français. Une étude du site Tif. hair, réalisée à partir des établissements enregistrés dans la base de l’Insee, estime qu’environ 5,98 % des enseignes actuellement en activité utilisent un calembour, souvent construit autour de « hair » ou de « tif », a-t-on appris ce jeudi.

Parmi les formules les plus répandues, Tif.hair recense quelque 146 salons dérivés de « Bulles d’hair », 144 d’« Imagin’hair », 96 d’« Atmosp’hair » et 73 de « Caract’hair ». Côté « tif », « Diminu’tif » compte 137 variantes actives, devant « Evolu’tif » avec 117 et « Infini’tif » avec 92.

Des prénoms et autres noms imaginatifs

L’étude relève aussi des noms plus singuliers comme « Ainsi soit tif », « Jenny Peigne Ni Ciseaux », « United Hair Lines », « Rock Hair Roll », « Blade Runhair » ou « No Peigne No Gain ». D’autres jouent avec les prénoms, à l’image de « Jennif’Hair », « Fred’Hair’Ic » ou « Val’Hair’Ie », tandis que certaines enseignes reprennent une référence locale comme « Finist’Hair » ou « Loz’Hair Coiffure ».

Jules Grandin, cartographe au journal Les Echos, s’est lui aussi penché sur le phénomène dans un post consacré à la cartographie de ces salons. En utilisant les données de Tif. hair, il relève un taux de jeux de mots compris entre 3 % et 15 % selon les territoires, pour une moyenne nationale annoncée à 7,29 %.

La Creuse en tête des départements

La Creuse arrive en tête de ce classement. Le site Tif. hair souligne aussi quelques absences : aucun salon enregistré dans la base de l’Insee ne semble avoir porté jusqu’ici les noms « Apéritif », « Culin’hair », « James Blonde » ou « Hair mione ».

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Au-delà de l’inventivité des enseignes, ces données montrent que les calembours constituent un phénomène mesurable dans la coiffure française, avec plusieurs centaines de salons utilisant des variantes similaires à travers le pays.