De retour au Royaume-Uni avec Archie et Lilibet après six ans
passés en Californie, le prince Harry et Meghan
Markle
signent déjà une première prise de parole très
politique. Installés provisoirement près de Birmingham, ils
réagissent au règlement géant conclu entre Meta et
une coalition d’États américains sur la sécurité en ligne
des enfants
, qu’ils décrivent comme un pas en avant, mais
loin d’être suffisant.

Dans un communiqué diffusé sur leur site officiel, le couple
salue l’accord historique qui prévoit que Meta verse jusqu’à 17,1
milliards de dollars, soit environ 15,7 milliards d’euros, pour
clore des poursuites liées à Facebook et Instagram. Leur message,
le premier depuis leur retour annoncé au Royaume-Uni, replace

leur engagement via Archewell Foundation
au centre de leur
nouvelle vie outre-Manche.

Retour au Royaume-Uni, Birmingham et Cotswolds : un
déménagement très scruté

Partis en 2020 après avoir renoncé à leurs fonctions royales, le
duc et la duchesse de Sussex ont atterri fin août à Birmingham avec
leurs deux enfants, selon plusieurs médias britanniques. Ils
devraient s’installer dans une maison des Cotswolds, région aisée
du sud-ouest de l’Angleterre, alors qu’Archie et Lilibet doivent
commencer leur scolarité au Royaume-Uni dès septembre.

Ce retour nourrit les spéculations sur un possible rapprochement
avec le roi Charles III, dans
un contexte où les tensions avec le prince William restent
régulièrement évoquées
. Harry et Meghan mettent toutefois en
avant leur rôle de parents, inquiets de l’environnement numérique
dans lequel leurs enfants vont grandir, au moment même où la
régulation des réseaux sociaux s’accélère.

Un accord Meta record que le prince Harry et Meghan jugent
insuffisant

Leur communiqué rappelle que « le procès historique intenté
contre Meta pour des allégations selon lesquelles ses produits
mettent les enfants en danger a abouti à un accord dans lequel
l’entreprise paiera jusqu’à 17,1 milliards de dollars.
L’accord impose à Meta de payer des pénalités
financières
pour avoir violé les lois fédérales sur la vie
privée des enfants et les lois de protection des consommateurs des
États », expliquent le prince Harry et Meghan Markle.

Ils ajoutent que « en choisissant de transiger,
l’entreprise a payé pour éviter un nouveau verdict qui
l’aurait contrainte à assumer ses responsabilités
« .
Le procureur général de Californie, Rob Bonta, salue de son côté un
compromis qui « va rendre les réseaux sociaux moins dangereux
pour les enfants » et parle des « transformations
massives » exigées de Meta, cité par un média américain.

« Un pas en avant », mais une « force
immuable » de parents en alerte

Pour les Sussex, « ce résultat montre clairement que Meta et
les entreprises de réseaux sociaux ont compris qu’elles font face à
une force immuable de parents, de survivants et de militants qui ne
céderont pas tant que la manière dont nos jeunes interagissent en
ligne n’aura pas changé. C’est un pas en avant pour tous
ceux qui militent pour des espaces en ligne plus sûrs, et en même
temps
, nous sommes loin de la fin du voyage vers un monde
en ligne meilleur », écrivent-ils.

Ils détaillent les changements annoncés pour les adolescents :
limitation de l’usage entre minuit et 6 heures, notifications
coupées pendant les heures de cours, retrait de filtres beauté
jugés dangereux pour la santé mentale et mise en avant d’un fil
chronologique plutôt qu’algorithmique. Ils appellent aussi d’autres
plateformes comme TikTok et YouTube à suivre, rappelant qu’ils
avaient déjà averti que « autoriser davantage d’abus et
banaliser les discours de haine revient à faire taire la parole et
l’expression, pas à les encourager », selon une précédente
déclaration visant Meta.