Un habitant du quartier des Trois Lucs, dans le XIIe arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône), a contracté le virus de la dengue, alerte l’Agence régionale de santé (ARS) mardi 25 août 2026. Il s’agit du premier cas autochtone confirmé dans la région cette année, selon La Provence .

Des mesures ont été prises pour réduire le risque de propagation. La nouvelle a néanmoins généré de l’inquiétude auprès des locaux, note ici Provence .

Espèce connue et maladie mortelle

Pour rappel, un cas autochtone correspond à une situation où une personne a « contracté la maladie sur le territoire national et n’a pas voyagé en zone contaminée dans les quinze jours précédant l’apparition des symptômes », selon les mots de l’ARS PACA.

L’individu aurait été piqué par un moustique tigre, l’insecte qui transmet cette maladie. L’espèce est bien présente en Provence. Elle « est implantée durablement chez nous depuis une vingtaine d’années », indique à la radio locale Olivier Reihles, directeur de la santé publique de l’agence en PACA.

Ce premier cas autochtone de dengue est d’autant plus pris au sérieux que la maladie peut être mortelle. Comme le rappelle l’Institut Pasteur, « la majorité des personnes infectées ne présentent que de légers, voire aucun symptôme ». Cependant, la maladie peut aussi occasionner des maux de tête, de la fièvre et des vomissements. Enfin, dans certains cas, et sans que l’on sache véritablement pourquoi, des formes graves peuvent apparaître, avec une défaillance de la fonction circulatoire pouvant mener à la mort.

Des actions menées

Avec l’identification de ce premier cas autochtone, les autorités ont immédiatement réagi. Une campagne de démoustication a été entamée sur la zone concernée, notamment sur la voie publique et dans les jardins privés. Les agents ont également fait du porte-à-porte afin de sensibiliser les habitants, mener des investigations sur le cas détecté et identifier d’éventuels cas secondaires.

Ces différentes actions, et notamment les affichettes les récapitulant, ont été remarquées par certains riverains. « C’est quand même inquiétant, cela fait partie des maux de notre époque, il faudrait que les spécialistes trouvent une solution pérenne pour éradiquer les moustiques tigres », a confié une retraitée du quartier. De son côté, Olivier Reihles veut rassurer en rappelant cette saison est assez calme comparée à l’année dernière, pendant laquelle plus de 450 cas autochtones de chikungunya avaient été recensés.