Ce jeudi soir, pour la première journée de Pro D2, le Racing Club Narbonnais a vécu une soirée très difficile sur la pelouse de Maurice-Boyau à Dax (défaite 57-19). Le manager audois Jacques Delmas se voulait tout de même positif et déjà tourné vers le prochain match contre Nevers (vendredi 4 septembre à 19 h 30).
Comment avez-vous vécu cette première soirée de championnat ?
Il faut avoir raison gardée parce que nous sommes en plein apprentissage, nous le savons. Nous ne savons pas trop où nous mettions les pieds, nous n’avions que la référence du match à Béziers où nous avions fait une bonne première mi-temps. Nous faisons une bonne entame, en rentrant deux fois dans l’en-but, sans marquer. Nous avons des occasions, et eux marquent trop facilement derrière. Je nous ai trouvés trop apathiques, pour ne pas dire plus, surtout défensivement, sans circuler, sans monter. Ils se sont amusés de leur rugby et bravo à eux. Il y avait vraiment beaucoup d’écart, mais il ne faut pas s’affoler non plus. Nous savions que l’apprentissage serait compliqué, mais nous devons retrouver de la cohésion dans notre jeu. Nous nous sommes compliqués la tâche en conquête, nous nous sommes limités en nombre de ballons pour lancer le jeu. C’est un constat. Nous allons revenir dès dimanche, analyser et préparer Nevers avec autant d’envie. Il y a forcément de la déception, mais il faut relativiser. Nous avons pris l’eau à Dax. C’est comme ça.
Est-ce compliqué de commencer de cette façon ?
Offensivement, nous avons été petit bras. Nous voulions jouer dans les couloirs, nous ne l’avons pas fait. Nous n’avons pas fait la passe de plus. Au-delà de ça, les ballons que nous aurions pu jouer, nous ne l’avons pas fait, parce que nous nous sommes limités nous-mêmes. Nous allons en tirer les conclusions et avancer. C’est sûr, nous avons pris 50 points, ce n’est pas la fin du monde non plus. Il faut savoir regarder les choses en face, il reste 29 journées, nous n’allons pas nous mettre la tête dans le faitout dès maintenant. Nous allons regarder devant, récupérer du monde je l’espère. Il faut être réaliste.
La conquête est-ce le point noir ?
Non, c’est une globalité. C’est l’utilisation que nous en avons faite. Nous pouvons faire les choix que nous voulons, mais pas cinq lancers devant, qui t’empêchent de lancer le jeu. Il faut un peu plus d’ambition. La défense a été un problème. C’est la feuille de route, nous devons construire ça, cela ne se fait pas en un jour.
Nous n’allons pas nous mettre de pression supplémentaire, il y a un match à gagner.
C’était une volonté d’aller vite vers les extérieurs ?
Pas forcément. Nous ne l’avons pas fait à bon escient et quand il a fallu déplacer et faire cette passe supplémentaire, nous ne l’avons pas fait. Chaque fois que nous avons déplacé le jeu, nous pouvons trouver des solutions. Mais nous ne l’avons pas fait, nous n’avons pas été appliqués. Il faut l’assumer. Nous allons prendre la route et dès dimanche, nous allons nous remettre au travail. La vie continue, il n’y a pas mort d’homme, cela fait partie de l’apprentissage. Dur, mais nous avons changé 30 mecs, je ne suis pas un magicien. Nous prendrons le temps qu’il faudra, si c’est trop tard, ce sera trop tard. Mais nous allons faire en sorte d’arriver à l’heure au dernier moment.
Et il y a la perte de Faletoi Peni…
Oui, oui… C’est un gros point noir. C’est notre joueur spécial. Cela fait partie des paramètres que nous ne maîtrisons pas. Ils ont envoyé leur joueur dessus, et bim bam boum. Vous connaissez le reste. Mais je ne vais pas prendre un cachet non plus parce que Théo Gomez a fait une bonne entrée. J’ai confiance aux mecs, il va nous faire un grand match. J’en suis persuadé. Nul n’est indispensable.
Est-ce qu’une grosse semaine de travail vous attend avant le premier match à domicile contre Nevers ?
Une semaine normale de travail. Nous n’allons pas nous mettre de pression supplémentaire, il y a un match à gagner. Nous n’allons pas commencer à dire que nous allons faire une grosse semaine de travail. Nous ferons le travail qu’il faut.