Du haut de ses 27 ans, Chiara Serpaggi s’est imposée comme l’un
des visages frais et indispensables des émissions gourmandes de M6.
Propulsée au sein du jury de La Meilleure boulangerie de France
après un premier passage remarqué en remplacement de Noëmie Honiat,

la jeune cheffe pâtissière
a fini par décrocher une
place attitrée
pour la saison complète aux côtés de Bruno
Cormerais et de Michel Sarran.

Un parcours brillant, mais particulièrement fulgurant qui
suscite naturellement son lot de doutes et de remise en question.
Mais ces derniers mois, la belle aventure télévisuelle s’est
retrouvée plongée dans une vive tempête en coulisses. Visé
par de lourdes accusations de harcèlement sexuel de la part de la
jeune femme
, des faits que l’artisan-boulanger conteste
fermement, le juré historique se retrouve au cœur d’un scandale
majeur qui a provoqué l’arrêt des tournages, comme l’a indiqué
Clément Garin.

Le syndrome de l’imposteur face au regard exigeant des
artisans

Se retrouver à juger le travail d’artisans chevronnés à travers
toute la France quand on n’a pas encore trente ans n’a rien d’un
exercice anodin. Dans les colonnes de Gala, la jeune pâtissière
s’était confiée sans la moindre langue de bois sur ses débuts et
la pression ressentie face aux caméras.

Loin de jouer les ténors de la télévision, la jeune femme
avouait en toute humilité à Gala, comme le rapportent nos
confrères de Téléstar
: « Lorsque nous sommes reçus par les
professionnels, nous avons envie qu’ils soient heureux de nous
recevoir et d’être jugés par nous. Vous savez, j’ai presque
le syndrome de l’imposteur (rires)
« . Consciente que
son parcours pouvait interpeller, elle ajoutait avec franchise :
« Comme je suis encore jeune, je sais que ça peut paraître
parfois un peu saugrenu que je sois jurée. Au-delà de ça, il y a
aussi les téléspectateurs à qui j’ai envie de plaire. Plus on nous
apprécie, plus c’est plaisant ».

Et sur le terrain, son œil de spécialiste en pâtisserie
impressionnait parfois plus que prévu : « C’est assez rigolo,
car, en se rendant dans les boulangeries, je me suis rendu compte
que les gens ne redoutaient pas Bruno (rires). Ils me
disaient souvent qu’ils se retrouvaient stressés par rapport à
moi
« .

Chiara Serpaggi « heureuse » de pouvoir
sillonner la France

Malgré l’appréhension initiale et la tourmente médiatique qui
entoure désormais l’émission culte de la Six, Chiara Serpaggi n’a
jamais caché son émerveillement face au concept itinérant du
programme. « J’adore le côté itinérant. Je trouve ça merveilleux
de sillonner, de découvrir et de goûter les spécialités de toutes
les régions. C’est hyper riche et incroyable. Je suis
vraiment amoureuse de la France
« ,
s’enthousiasmait-elle lors de son arrivée.

En plus de sillonner les routes, la cheffe s’est aussi donné
pour mission de transmettre son savoir-faire à l’antenne :
« À côté de ça, je vais donner des bonnes recettes en
tutos à nos téléspectateurs. Chaque chef en fera une par
semaine ».
Si l’affaire judiciaire et les démentis
catégoriques de Bruno Cormerais continuent d’agiter les coulisses
du programme, la jeune femme entend bien faire respecter sa
légitimité grâce à son talent et son amour de la pâtisserie.