Maladroit au possible et jamais en mesure de mettre son jeu en place, Nissa Rugby a démarré le championnat par une lourde défaite à Biarritz.
C’est par une défaite assez nette que Nissa Rugby a débuté son aventure en Pro D2 (36-05). Arrivé à Biarritz avec une équipe plutôt compétitive malgré les absences de Guillaume Rouet et Owen Williams, légèrement blessés, le promu a raté ses débuts. “On a vu que les fautes qui passaient en Nationale ne pardonnent plus du tout en Pro D2, regrettait le capitaine Adrian Motoc au coup de sifflet final. Je pensais que, face à Aix, nous avions mis le réveil, mais on voit qu’on a encore beaucoup à travailler.” Bousculés en touche (seulement 77 % des ballons) et maladroits dans le jeu courant, avec un nombre incalculable de ballons lâchés, les Niçois n’ont au final jamais été en mesure d’inquiéter une équipe biarrote plus prête et plus précise, ce jeudi soir. “L’axe de progression principal, c’est de garder les ballons, estimait de son côté Lucas Bachelier. Ce soir, nous avons fait trop d’erreurs individuelles et nous n’avons pas réussi à mettre notre jeu en place. Nous n’avons pas montré le vrai visage de Nice, ce soir. Biarritz a fait un bon match, mais on l’a plus perdu qu’ils ne l’ont gagné. Nous étions en place sur notre défense, mais avec tous les ballons tombés, quand tu passes 80 minutes à défendre, c’est trop compliqué. Tu ne peux pas gagner.”
Seulement 38 % de possession
Avant la rencontre, le président niçois, Jean-Baptiste Aldigé nous avait expliqué craindre ce voyage dans un stade qu’il connaît bien, car il arrivait, à ses yeux, trop tôt dans la saison. “On plonge directement dans le bain, on touche l’eau et on va découvrir si elle est chaude ou froide”, disait alors le patron azuréen. Visiblement, la marche était trop haute à Aguiléra, même si le capitaine Motoc n’était pas tout à fait d’accord avec ce constat. “En défense, nous avons fait le travail, mais chaque petite erreur a coûté trop cher ! Je ne trouve pas que l’on ait été dominé sur le match. Nous l’avons perdu à cause de nos erreurs”, soupirait Motoc. “Nous avons récupéré des pénalités et n’avons pas trouvé la touche, derrière, nous nous sommes remis sous pression”, enchaînait Lucas Bachelier, qui regrettait que les siens n’aient pas eu beaucoup la balle (seulement 38 % de possession). Peu après, le directeur sportif niçois, Matthew Clarkin s’est installé face à la presse. Il a finalement résumé, en une phrase, la prestation des siens : “Nous ne sommes jamais rentrés dans le match et nous n’avons jamais pu construire quoi que ce soit, car nous avons perdu un nombre de munitions impressionnant. J’ai d’ailleurs arrêté de compter le nombre de ballons perdus au contact.” C’est dire…